Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Il existe des partisans du progrès zéro, et ils propagent leurs convictions (ils ont le droit) sans toutefois tenir compte d'autres convictions. 

 

- DVSM, 3 février 2020. Entre les bas quartiers les plus glauques et la toile riche de ses "fake news", chacun a appris l'essentiel, se méfier. On se perdrait en effet facilement, jusqu'à en éprouver de noires pensées, presque suicidaires, si l'on prenait au premier degré les affirmations qui fusent de toutes parts. L'une d'elles vient de surgir et fait réfléchir. "Si rien n’est fait pour changer les tendances actuelles, il est probable que le numérique représentera en 2025 une proportion aussi importante d’émissions de gaz à effet de serre que l’automobile aujourd’hui". Citation suivie de la précision que voici "C’est le constat dressé devant la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable par Hugues Ferreboeuf, expert au sein du think-tank The Shift Project". Ce dernier, groupe de réflexion, ne prône pas l'arrêt des évolutions technologiques, mais leur ralentissement. Mais voir les émissions de gaz à effets de serre équivalentes dès 2025 à celles de l'automobile vient en sérieuse contradiction avec une autre estimation toute récente, qui déjà se voulait "avertissante", et qui présentait ces mêmes émissions (mondiales) comme équivalentes à celles de l'ensemble de l'automobile… en France. Qui voit juste…? Dans cet esprit, ces personnes qui réfléchissent et donnent aux fruits de leur réflexion une couleur quasi officielle apportent de l'eau au moulin de tous les individus que les progrès techniques rendent inquiets par nature. En outre, on voit mal en quoi le numérique serait si terrible dans ses effets nocifs. Certes, les centres de stockage de données et autres installations de connexion ou de diffusion, qui ne peuvent cesser de fonctionner, consomment de l'électricité. Mais celle que l'on préconise pour l'automobile grâce à son absence de rejet gazeux deviendrait-elle polluantes dans une utilisation numérique...? Ou serait-ce sa production, impliquant l'utilisation de force ressources fossiles (car les mégawatts ne sortent pas du chapeau d'un magicien)...? Ce qui supposerait que ce passage à l'auto électrique serait elle-même une voie discutable... Dans ces approches, la difficulté est de choisir un point de référence initial dans la comptabilisation des rejets. En utilisation uniquement...? Processus de fabrication inclus...? Avec ou sans le recyclage ou l'élimination des déchets...? La conclusion de l'expert cité plus haut est édifiante. Il suggère de limiter à 15% le développement du numérique au lieu des 25% supposés d'aujourd'hui, et de surseoir à l'avènement de la 5G, "dont on n'a pas véritablement besoin". C'est dit...!

 

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- Grrr...! et cartons rouges

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :