Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Il y a près de deux décennies, une grave épidémie de grippe aviaire bouleversait les pratiques commerciales entre l’Asie et le reste du monde.

 

- DVSM, 27 janvier 2020. Un virus qui n’a rien d’informatique vole la vedette à l’essentiel de l’actualité. Voici revenir l’ambiance des épidémies avec, en toile de fond, l’incorrigible tendance au sauve-qui-peut général, là où ce réflexe est probablement excessif. "Syndrome Respiratoire Aigu Sévère, le retour…", voilà qui serait le titre d’un film pour un sujet d’ailleurs déjà traité par le 7ème art. Nous ne sommes néanmoins plus au temps des croisades, lorsque des bateaux étaient mis en quarantaine au large des ports, pour tenter de ne pas transmettre la peste à toute la population (ce qui ne se fit pas toujours avec succès, loin s’en faut). À tort ou à raison, n’y a-t-il pas au fond de l’esprit de tout individu cette indicible crainte d’une pathologie endémique sans parade qui condamnerait à mort l’humanité toute entière… ? Et du reste, qui peut garantir que jamais aucun virus ne finira par triompher des obstacles que lui dresseraient des équipes médicales désarmées… ?

 

 

Le 24 juin 2003, DVSM publiait sur son site  www.dvsm.fr l’information suivante, brève mais enfin rassurante :

L'Asie sans danger

Peu à peu, l'Organisation Mondiale de la Santé a rayé de sa liste noire pratiquement toutes les destinations asiatiques (et notamment Hong Kong), suite à la disparition des cas de transmission du virus de la pneumopathie. Il semble donc, sous réserve d'une attention redoublée, que plus rien ne s'oppose à une reprise des activités économiques et commerciales.

 

Au confluent des années 2002 et 2003, l’électronique était l’une des filières les plus menacées du fait de la puissance des échanges, alors qu’une quantité impressionnante d’équipements entraient dans le quotidien des consommateurs occidentaux. La vague n’est plus la même, mais en près de 20 ans, l’Empire du Milieu a lui-même été le théâtre d’une incroyable mutation. Échanges commerciaux dans tous les domaines, implantations industrielles délocalisées avec équipes, mais aussi développement colossal des relations assumées par Internet, rien n’est comparable. D’autant qu’à l’improvisation des moyens qui servait de cadre aux tentatives de parade à ce problème alors nouveau, se substituent désormais les enseignements d’une crise douloureusement vécue (celle-ci se produisait dans un climat fragilisé environ un an après la tragédie terroriste du 11 septembre 2001). Parallèlement, ces dispositifs numériques connectés qui peuvent éviter des contacts physiques et des transmissions, ont aussi donné naissance aux réseaux sociaux. Finie la rumeur d’Orléans, place à la rumeur mondiale, confirmée ou non. La frayeur peut désormais se propager comme jamais auparavant. Le bouche à oreille s’offre des moyens de propulsion à la Elon Musk. C’est une nouvelle composante de l’épidémie, où de surcroît, la fausse nouvelle, à elle seule, peut causer bien des dégâts.  

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- Formation-règlementation, #- INSOLITE...

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :