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Tout ce qui est excessif est mauvais. Même l'aspect le plus désolant d'un mouvement supposé défendre des droits et combattre des inégalités.

 

- DVSM, 18 décembre 2019. Que les grèves actuelles pénalisent gravement le commerce est une regrettable réalité, mais ce constat est désormais très insuffisant, presque égoïste. En effet, c'est le pays tout entier qui devient victime de ce conflit, en clair, tout le monde, même ceux qui jugent légitimes les revendications avancées et sont, peut-être sans s'en apercevoir, en train de s'auto-pénaliser. Au lieu d'assister à une grande confrontation d'idées et d'avis, chacun peut constater que le différend se cristallise autour de quelques organisations syndicales qui, sans s'en cacher, veulent obtenir l'abandon d'un travail de réforme par l'unique recours à ce qui n'est rien d'autre qu'une violence consistant à "bloquer l'économie du pays", ainsi que l'affirme l'un de ces responsables. Une violence pas réellement physique au premier degré (mais qui risque à chaque instant de le devenir si, sur un quai de métro ou sur la voie publique, survenait un dramatique accident de foule), mais une violence comportementale, qu'il convient de reconnaître tout comme est reconnue toute violence verbale. En cherchant à obtenir le retrait du projet non par des arguments, mais en mettant sous une pression insupportable des millions de citoyens, le choix démocratique est anéanti. Nous savons ce matin que la privation dans les déplacements a désormais peu de chance d'être contrée avant le période des fêtes, moment propice aux trêves qui sont pourtant respectées même dans les conflits armés. Un intolérable pied de nez à la démocratie, paradoxe confondant dans notre pays où la liberté de s'exprimer est l'une des plus larges de la planète. Alors, que des caisses de magasins tournent peu ou pas, que des établissements puissent fermer dans le prolongement de ces trous dans l'activité, tout cela devient presque insignifiant. Mais ne soyons pas inquiets, si des rideaux de fer s'abaissent d'ici quelques semaines, nous pouvons compter sur la présence des protestataires patentés qui ne manqueront pas de venir avec leurs drapeaux écarlates vociférer leurs classiques "non aux licenciements…!"

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- C'est un avis

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