Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

En s'engageant sur un cinquième "acte", les gilets jaunes, outre les conséquences physiques, auront d'ores et déjà réussi à causer des dégâts économiques irréversibles. Certains veulent-ils absolument un bilan plus grave...?

- DVSM, décembre 2018. Au-delà d'un certain degré, comment ne pas  parler d'excès...? Durant quatre samedis très chauds, de graves violences ont été enregistrées avec, heureusement, des blessés, mais, comme cela se dit quand on cherche à émousser le vocabulaire, peu (on ne peut pas dire aucun) de dommages humains, aucun dans la capitale. C'est indiscutablement une immense chance, quand on considère les événements tels qu'ils se sont produits. Une chance qui pourtant est audacieusement remise en jeu dès demain. A la roulette russe, il y a 6 balles dans le barillet. En constatant être toujours de ce monde après en avoir tiré 4, est-ce raisonnable de vouloir encore tirer la 5ème...? Il s'agit d'une prise de risque immense. Si un drame devait être enregistré ce samedi, même causé par les pires des voyous casseurs et pilleurs, au grand dam des manifestants pacifiques, ces derniers ne pourraient échapper à une lourde mise en cause logique. Au lieu de sonner l'heure de la trêve, ce qui leur serait très facile à seulement 10 jours de Noël (et avec au besoin prise ferme de rendez-vous en janvier si rien ne vient satisfaire leurs attentes), ils ont choisi de renouveler une opération dont personne ne doute qu'elle sera à nouveau un théâtre idéal pour ceux qui ne songent qu'à en arriver à l'intolérable. Outre cette redoutable facette, une ou des conséquences irréparables auraient de surcroît un effet catastrophique pour la suite du mouvement des gilets jaunes, quel que soit le bien fondé de certaines de leurs revendications.

En revanche, côté économique, plus de risque, le mal est fait. Avec cinq samedis perdus dans cette période de l'année, au cours de laquelle de nombreuses entreprises de distribution jouent leur saison (nombreux sont ceux qui se font d'immenses illusions à propos des marges supposées colossales du commerce), c'est d'ores et déjà carton plein. Parmi les plus solides, certains pourront se tirer d'affaire au prix de quelques ajustements dans les effectifs. Mais ailleurs, d'autres tenteront une impossible survie sans au bout du compte pouvoir éviter le jet de l'éponge. Avec des conséquences remontant en amont, chez les fournisseurs. Sans rire, des protestataires actifs de cette période viendront probablement réclamer la prime qui vient d'être suggérée. Aux innocents les finances pleines...? S'il y a une sorte d'inconscience tant dans la reconduite de moments à très hauts risques pour les individus, celle qui touche ce blocage économique est moins meurtrière mais par ailleurs tout aussi réelle. Certains cherchent à identifier les différences entre mai 68 et la crise d'aujourd'hui. En voici deux. Il y a 50 ans, il y avait beaucoup de croissance et pas de chômage. Et en mai, dans le commerce, il y a belle lurette, ponts aidants, que l'on ne fait guère de grosses ventes. Croisons les doigts. Désormais, seul le danger purement physique subsiste... 

 

 

Tag(s) : #- A la Une, #- C'est un avis
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :