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Encore une sévère et redoutable perspective qui va diamétralement à l'encontre des initiatives de réanimation du centre-ville.

- DVSM, novembre 2018 – Ils avaient des doutes…? Les voici rassurés, les doutes sont dissipés. La nouvelle manière de gérer le stationnement et d'en réprimer les débordements, seraient-ils de quelques minutes, est claire. Mieux vaut, dans une immensité de cas (dont dans la capitale) éviter de fréquenter des endroits où finalement, une séance de shopping tranquille peut se transformer en une pénalité sans retenue. C'est ce que le sujet diffusé dimanche par M6 dans l'émission Capital a révélé. Plusieurs pirouettes sont à l'origine de ce retournement progressif qui aurait provoqué un immense scandale jadis. Elles sont révélatrices du "cul et chemisage" qui sert de cadre entre certains groupes d'affaires et l'Etat et ses déclinaisons (départements, régions, intercommunalités, villes, etc.). De fil en aiguille, se garer est devenu payant dans la totalité des zones de nombreuses ville, voire dans leur totalité. Puis la répression et les sanctions se sont amplifiées et consolidées, et désormais, les voilà institutionnalisées, et sources de revenus pour des entreprises qui, selon des principes doucement estompés, se seraient rendues coupables d'une aliénation du domaine public.

 

Comme les pauvres toutous battus trop souvent, l'automobiliste, et consommateur, ne sent plus les coups. Il les encaisse sans broncher, sans réagir pendant que "certains" (indéfini volontaire) encaissent ses euros, ravis… Et le commerce encaisse de moins en moins de recettes. Le comble est cette sorte de piège absolu, un Grand Chelem, réalisé par des entités privées qui ont réussi l'exploit de parvenir à exploiter à la fois leurs propres parkings et le pistage technologiquement évolué des dépassements ou non paiements sur la voie dont on peut se demander si elle est encore publique. Bizarrement, la notion de conflit d'intérêts, si souvent sur le devant de la scène, est absente.

 

La conséquence est limpide. Tout exploitant de centre commercial ou de retail park en périphérie urbaine ne peut que se frotter les mains. La clientèle, soit échaudée par des PV qui, juridiquement, n'en sont plus, soit inquiète de s'en voir attribuer, a plus que jamais de bonnes raisons de ne pas s'aventurer dans ces avenues jadis commerçantes. Une mauvaise action même envers pour les municipalités qui avaient (parfois tardivement) assimilé le "no parking, no business" et pris des décisions capables de faire revenir les brebis égarées du commerce. En effet, puisque chaque ville applique ses propres règles, qu'il n'est pas facile de connaître, mieux vaut éviter le centre-ville… par défaut.

 

 

Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE
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