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Derrière cette fête qui sert depuis peu de support à des opérations de promo, se posent toujours quelques interrogations importantes.

- DVSM, octobre 2018 - Il n'y a pas d'opération commerciale sans résultat. (et inversement). Nous y revoici. Un peu partout dans les rayons, les vitrines, les catalogues BAL, se glissent des têtes citrouilles et des mises en scènes susceptibles de déclencher l'horreur la plus sympa et la plus complice de la saison. Et depuis quelques années, alors qu'en France, Halloween ne repose sur aucune réelle tradition culturelle ou folklorique, cette tonalité orange (couleur bien difficile à mettre en vedette chez au moins trois opérateurs de télécoms) supporte des opérations destinées à dynamiser les ventes de tout, oignons, chaussures, téléviseurs, balais d'essuie-glaces... (mais pas des carburants, autosuffisants pour l'horreur). Les interrogations évoquées sont celles touchant à la pertinence de ces opérations, en principe articulées sur des axes tarifaires, lesquels, comme chacun le sait, ne supposent pas forcément les sacrifices de profitabilité que sous-entendent des arguments qu'il faut bien mettre en avant face aux chalands. En simplifiant, l'onde porteuse de cette initiative devenue collective nous vient d'Amérique. Là où depuis des lustres, au lieu de faire des soldes en début d'année, quand tout le monde a déjà fait ses achats, des opérations tarifaires sont organisées (jusqu'au célèbre "black friday") avant les fêtes de fin d'année, lorsque la majorité des consommateurs a encore son plein d'achats à faire, ne serait-ce que pour des cadeaux.

En filigrane, la vraie question est donc de savoir si ces opés permettent de réaliser des ventes autres qu'anticipées, des cessions qui ne se seraient pas concrétisées sans les visages de sorcières et les citrouilles lumineuses. Si c'est oui, tant mieux, tout va bien. Si c'est non, la manœuvre devient stupide, puisque elle revient à remplacer des ventes à la valeur normale (et donc sans les frais d'une promo) par des ventes plus concurrentielles. Justement, d'Amérique, où le commerce est dans une passe délicate (avec des milliers d'établissements qui ferment ou ont déjà fermé), une nouvelle tendance se développe. Des enseignes de plus en plus nombreuses indiquent qu'elles n'ouvriront pas leurs portes pour ce fameux black friday. La bonne vieille formule remonte à la surface, "trop de promo tue la promo". La compétitivité a de surcroît pris un tour nouveau avec le commerce en ligne. La signification du "moins cher" a sérieusement évolué dans les esprits des clients. A force de ne plus voir que des prix supposés laminés, la clientèle en arrive à ne plus acquérir quoi que ce soit à un tarif supposé normal. Mais n'oublions pas une ultime objection, qui vient en contradiction avec ce qui vient d'être évoqué. 

Sans des opérations, qui servent aussi à générer du trafic, ne tomberait-on pas (cela concerne le commerce physique bien sûr) dans des saisons mornes comme certains professionnels, qui ont quelques années de métier, en ont connues, quand entre le back-to-school et début décembre, il ne se passait pas grand chose dans les allées et côté caisses... Comme déjà dit, il n'y a pas... etc.

 

 

Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE
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