Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cette réalité est pour beaucoup dans le choix des entreprises qui optent pour la vente directe.

 

- DVSM, août 2018 – Parmi les montées d'adrénaline de l'été qui s'achève, l'une d'elles a, voici quelques jours, mobilisé les médias. Il s'agit tout simplement des délais de paiement, toujours longs avec les clientèles professionnelles et administratives. Les délais moyens dont il a été fait état dissimulent mal une réalité plus cruelle. Pour les TPME et les PME, même moyennes, les délais, dépassés et trop souvent accompagnés de très mauvaises excuses (ceux qui signent les chèques sont en vacances, tel document n'est pas enregistré, etc.) sont particulièrement pénalisants et même, dans certains cas, font flirter des sociétés avec la menace d'une mise en cessation des paiements (banalement et improprement qualifiée de dépôt de bilan). Au minimum, ces délais (qui ne sont d'ailleurs pas exagérés seulement pendant les périodes de congés) coûtent cher, en particulier par les découverts bancaires et autres formules permettant de disposer quand même des liquidités indispensables. Le tout est emporté dans un tourbillon en forme d'effet dominos bien compréhensible. Un débiteur qui règle avec retard son fournisseur impose souvent à celui-ci la nécessité de différer à son tour les paiements qu'il devrait assurer.

 

Autant de désagréments qui n'existent pas avec la clientèle des particuliers. Ou bien ceux-ci règlent au comptant leurs achats, ou bien ils ont recours à des financements tiers dont ils supportent les coûts. "Voilà pourquoi mieux vaut être très courtois avec les consommateurs" souligne un professionnel, "faute de quoi ils peuvent aller dépenser leur argent comptant chez des concurrents". Il n'est nul besoin de démontrer pourquoi certaines entreprises industrielles majeures n'hésitent pas à offrir leurs gammes en vente directe, ce qui a aussi pour avantage de ne pas limiter certaines offres à la foi (dans le produit ou dans son prix de cession) des référenceurs en centrales. Il en va de même pour des enseignes travaillant essentiellement avec leurs MDD ou produits propres, à l'image d'Ikea… Il reste que la vente au public (ou pros, mais au comptant) n'est pas possible dans toutes les formes de transactions. Qui imaginerait une vente directe de bulldozers à des clients payant par carte ou en espèces en sortie de caisses…?

 

Pour ceux dont la mémoire flanche, voici, à lire ici,

ce que la réglementation impose.

 

 

 

Tag(s) : #- TOUT LE COMMERCE, #- Formation-règlementation
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :