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Des milliers de consommateurs se retrouvent régulièrement dans des centres commerciaux où aucune officine n'est disponible. Est-ce bien raisonnable…

 

- DVSM, août 2018 – Une migraine soudaine…? Tant pis. Il fallait prévoir. Grâce, ou à cause, des dispositifs liés au numerus clausus (dont nous n'allons pas exposer les détails, mais sur lequel vous pouvez tout savoir ICI, d'une manière officielle, et pas selon des bruits qui se promènent) et les restrictions rigoureuses sur la vente des médicaments, des situations pouvant devenir angoissantes se révèlent de-ci de-là.

 

Dans le centre commercial Aéroville, très proche de l'aéroport parisien Roissy-Charles de Gaulle, les suites d'un quiproquo que nous avions déjà évoqué touchant une pharmacie du village de Tremblay-en-France (transférée très règlementairement dans le centre, puis privée d'autorisation sous l'initiative d'une officine du village de Roissy), la foule est dense. Si les semaines sont plutôt calmes, les week-ends affichent parfois une belle saturation. Mais point de pharmacie. Pas de paracétamol.

 

Au cœur du mois d'août, le dimanche du Centre Val d'Europe ressemble à une journée de la période des fêtes. Mais l'officine est fermée, c'est la loi. Donc, pas de collyre recommandé pour qui aurait une petite conjonctivite, en plein été, avec la clim à fond dans les autos, cela peut arriver.

 

La vente et le conseil d'un professionnel de santé…? La belle affaire…! Cette définition du pharmacien sans cesse rappelée avec insistance est bel et bien bafouée par la réalité. Parmi les dizaines de milliers de visiteurs qui fréquentent ces centres (et bien davantage à l'échelon national) il y en aura forcément quelques-uns qui souffriront d'un mal de tête, d'une gastro inattendue, bref d'un de ces petits soucis que, dans de très nombreux pays, le passage par le rayon médicaments de n'importe quel magasin, voire la pharmacie de l'hôtel, suffirait à enrayer. Mais en cas de doute, le pharmacien est aussi chargé de donner des conseils, proposer des remèdes adaptés à des symptômes, en bref, ne pas se limiter à vendre quelques boîtes de comprimés. Donc, dans un tel cas, la désormais très complexe recherche d'un médecin peut se prolonger par une visite aux urgences. Lesquelles sont paraît-il surchargées par des gens qui n'ont rien à y faire.

 

Certains observateurs estiment cependant que ce sont les pharmaciens eux-mêmes qui tiennent à ces dispositifs qui préservent leur marché. Si tel est le cas, peut-être serait-il opportun qu'ils encouragent une meilleure coordination avec l'évolution des usages, celle des amplitudes horaires et des rythmes de la consommation. Non...?

 

 

Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE
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