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Réalités scintillantes et revers de médailles, les implantations commerciales dans Paris intra-muros en valent-elles le coût…?

 

- DVSM, avril 2018 – Etre à Paris, quel pari…! Osé…? Risqué…? Sur le papier, l'idée est alléchante. Tout responsable ayant un projet ne peut s'empêcher de songer à cette zone de chalandise de 2 millions d'âmes. Et de s'interroger sur le coût de ce qui peut devenir rapidement une aventure, voire une mésaventure. La décision d'Ikea de s'offrir ce genre de vitrine a déjà fait couler un peu d'encre. Vitrine est le mot juste. L'enseigne scandinave avait indiqué son intention de créer de petits formats, histoire d'attaquer ce que certains appellent souvent les "sous-préfectures", une définition qui n'est pas sans un soupçon de connotation péjorative. Mais au cœur de la capitale, ce qui est annoncé n'est pas une petite implantation, mais plutôt une micro-surface. Elle se situerait entre le quart et le tiers d'un point de vente d'Alinéa, enseigne qui est en plein dans la cible des petits Ikea attendus.  

 

Toutefois, la capitale n'est pas une zone de chalandise, mais la juxtaposition de plusieurs zones peuplées de consommateurs aux typologies fort dissemblables. Certaines grandes enseignes y ont élu domicile avec une ou plusieurs implantations, comme la FNAC (historiquement parisienne), Darty (bien avant le mariage), ou des GSB*, Castorama (magasin proche de la place de la Nation), Conforama sur les bords de Seine, Leroy-Merlin, qui a repris l'espace laissé libre par Surcouf, avenue Daumesnil. Le vrai défi dans la capitale tient au coût de l'immobilier qui n'a pas permis, par exemple, d'apporter un seul exercice non déficitaire au très beau point de vente à l'enseigne Virgin sur les Champs Elysées.

 

De plus, Paris a considérablement changé. Pas du jour au lendemain, mais au fil des ans. La transition a commencé dès les cœur des années 70 du dernier siècle. Jusqu'à cette période, Paris attirait sa banlieue. Pour du bricolage, le consommateur de Créteil allait au BHV. Pour se vêtir ou pour les jouets, avant Noël, les "grands magasins" étaient LA destination parfaite. "Pour nous, le train est gratuit, alors le lundi, je vais à Paris. Il y a bien plus de choix et c'est moins cher...", expliquait l'épouse d'un cheminot du centre de la France. Mais les centres commerciaux, les grandes surfaces généralistes ou spécialisées ont tout bouleversé. Petit à petit, c'est Paris qui s'est tourné vers sa banlieue. Un canapé d'angle, un trio d'étagères, direction Vélizy ou Paris-Nord 2, Ikea, en se faisant prêter ou même en louant une fourgonnette.** 

 

"Paris, pour s'y implanter, c'est du cas par cas", expliquait il y a quelques années un professionnel. Et des "cas", indissociables des évolutions des métiers et des concours de circonstances, il y en a assez pour alimenter un copieux roman. De la tentative sans succès de Connexion, prenant en charge il y a une vingtaine d'années le rayon EGP de la Samaritaine (enseigne "défunte" suite aux péripéties que l'on connaît), aux succès des Apple Stores (3 dans la capitale), entrer en Seine est une expérience qui ne se compare à aucune autre.

 

* Grandes Surfaces de Bricolage

​​​​​​​** Dommages collatéraux, cette régression du commerce dans la capitale a aussi eu des répercussions sur d'autres métiers. La liste des petits, moyens et assez grands établissements qui ont disparu dans de très nombreux domaines est presque sans limite. 

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE
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