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Si l'on en croit la rumeur des médias et gazettes, rares sont désormais les maux dont Amazon n'est pas jugé responsable…

L'édito d'Yves Dupré.

 

- DVSM, mars 2018 – Les soucis de Carrefour.? Amazon. Le malaise dans la distribution du jouet.? Amazon. La désertification commerciale du centre-ville.? Amazon. Le déficit des comptes nationaux.? Amazon (qui ne paye pas assez d'impôts). Le retour épidémique de la rougeole… allez savoir..! Certes, Jeff Bezos est riche. C'est même l'être humain capable de s'offrir pour lui tout seul le plus grand nombre de chapeaux. De là à les porter tous, il y a une distance. D'autant que ce patron comme ceux des épouvantables GAFA (qui sont en passe de remplacer le loup garou) n'a pas tant la grosse tête. Au lieu de compter ses milliers de milliards de dollars, de mesurer ses parts de marchés, de quantifier ses clients, qui aura l'idée de compter, pour comparer, le nombre d'actes d'achats effectués hier en France, sans qu'Amazon n'y soit en rien associé.? Ceux qui adorent les grands nombres se régaleraient.

 

Mais après tout, que certains forgent une obsession à l'égard d'un entrepreneur qui réussit n'est pas très important. Surtout dans un pays comme le nôtre où la réussite est toujours et historiquement considérée comme plus suspecte que l'échec. Les moins jeunes se souviennent d'un Raymond Poulidor, brillant et éternel (enfin pas tout à fait) second qui était porté aux nues, mais d'un Jacques Anquetil qui se faisait copieusement siffler, pour avoir gagné, petit salopard. On a les chromosomes qu'on peut.

 

Certes, Amazon est une entreprise conquérante, qui semble tout dévorer. Toutefois, cette avalanche de commentaires faciles dissimule des écueils bien plus simples et dont il ne faut pas chercher les causes à l'autre bout du monde. Nous évoquions il n'y a que quelques jours l'éternel combat pour une coûteuse compétitivité qui apparaît comme un critère par trop dominant de l'attractivité. On parle bien moins des produits que les chalands ne trouvent pas, ou pas au niveau de qualité qu'ils attendent. L'accueil est aussi un élément essentiel. Le traitement de l'attente aux caisses, qui est certes pris en compte désormais dans un nombre croissant d'établissements, reste très perfectible. Dans les GSS, un manque de synchronisation entre les annonces produits des fournisseurs et ce qui est en linéaire est fréquent. Les chalands lisent dans la presse des informations sur des nouveautés qu'il est impossible de découvrir en vrai. Il serait même possible d'évoquer la qualité de bien des mises en rayons, de leur tenue, de l'ILV, etc. La liste pourrait s'allonger. Elle se résume dans un rapport entre ce qui motive les consommateurs et ce qui les dissuade. Mais toutes ces composantes sont-elles réellement considérées à leur juste importance par des directions de groupes qui semblent davantage raisonner en pensant "corporate" qu'en perfectionnant sans cesse l'art et la manière de faire ce qu'il n'est pas excessif de qualifier de charme envers les clients.

 

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Tag(s) : #- Edito par Yves Dupré, #L'info en temps réel
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