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Une querelle sur fond d'imprécision et d'appel à la raison crée bien des nervosités dans le domaine du jeu…

 

- DVSM, mars 2018 – Comme le printemps, les regards suspicieux à l'égard du jeu vidéo reviennent. Régulièrement. Parfois, c'est frais, parfois c'est chaud. C'est plutôt la seconde facette qui est à nouveau de mise depuis peu. De toutes parts, à échelon de la planète, des voix se lèvent soudain et avec force contre un projet de l'Organisation Mondiale de la Santé visant à classer en tant que maladie l'addiction aux jeux vidéo. De leur côté, les professionnels de ce secteur, sur tous les continents, protestent. Leurs arguments (le S.E.L.L. communique les siens que l'on peut lire ici) tendent à souligner que l'OMS bâtit son projet sans réelle base solide (notamment sans statistiques réelles et fiables). Et rappellent que le jeu sur écran, loisir très répandu, outre ses attraits fondamentaux, est aussi riche de nombreuses facettes positives, allant de ses aptitudes didactiques à des propriétés curatives dans certaines pathologies.

 

S'énerve-t-on trop vigoureusement…? S'il s'agit de prendre en compte des phénomènes d'addiction, il n'y a peut-être pas à s'affoler. Qu'elle soit liée à l'absorption d'alcool, de drogues, ou de dérives à caractère pathologique pour des activités qui nuisent à ceux qui s'y livrent, l'addiction est une réalité, et il est non seulement normal mais indispensable de considérer comme telle cette affection. Certaines personnes sont-elles tombées dans une addiction au jeu vidéo…? Le nier serait aussi une erreur. La réponse est affirmative, tout comme il y a des addictions aux jeux d'argent, et à bien d'autres comportements. Mais il n'y a pas de quoi en conclure que les jeux vidéo mènent à l'addiction (c'est ce que craignent probablement les professionnels). La preuve nous en est donnée par les millions d'individus qui (simplement en France) se sont offert des consoles depuis des années, et qui ne font pas la queue à l'accueil des hôpitaux psychiatriques.  

 

Il reste que le jeu vidéo a souvent été l'objet d'une sorte de "délit de sale gueule", considéré par certains comme générateur de mille et un maux, auxquels ont échappé le cinéma (la violence, la guerre, le terrorisme, la délinquance, etc…), le roman, les séries TV, bref, tous les domaines où fiction et création règnent en clés de voûtes. Les passionnés d'histoire qui lisent et relisent des documents sur les guerres de religions (rappelons les 33.000 morts lors de la Saint Barthélémy et ses suites) doivent-ils être classés par l'OMS dans une catégorie spécifique…? Seul impératif pour les professionnels qui se mobilisent, ne pas laisser croire à une réaction corporatiste. Et là…

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Jeux vidéo
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