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L'enchaînement TV-Internet et la concurrence des jeux vidéo ne sont pas les seuls écueils sur lesquels bute cette distribution…

 

- DVSM, mars 2018 – Confidence pour confidence, nous le sentions venir… Le malaise dans les enseignes dédiées au jouet se concrétise. Toys'R Us aux USA, en Grande Bretagne, des enseignes connues sur notre territoire… Ambiance naufrage…! Comme de coutume, le coupable de service, Amazon, (on en reparle sous peu) est montré du doigt. Et on ne peut pas dire que ce qu'il représente, à savoir le commerce en ligne, ne soit pour rien dans un mécanisme où le magasin physique a doucement laissé son rôle glisser vers celui d'un point-relais. Pour de nombreux jouets, un mécanisme s'est doucement développé, à travers les programmes que diffusent les chaînes de télévision (certaines constituant des écrans de publicité quasi permanents). Les enfants identifient des jouets qu'ils demandent "au Père Noël", que celui-ci ou ses délégués au sein des familles cherchent sur la toile ou dans les rayons. "Ils cherchent une référence, la prennent et passent par la caisse" résume la fonction essentielle confiée à des établissements s'offrant des surfaces commerciales dans des galeries aux coûts élevés, qu'il faut chauffer, éclairer, animer, entretenir… Ce scénario réduit considérablement le champ d'action de la distribution.

 

Par ailleurs, depuis l'éternité, le jouet est soumis à une saisonnalité particulière liée à l'importance de la période des fêtes. En quelques semaines, tout se gagne ou se perd. Or, dans cette période, la concurrence s'exacerbe, avec la grande distribution généraliste qui s'en mêle, alors que s'amplifie chez les clients l'angoisse d'être en possession du bon produit au bon moment. Le numérique n'est pas absent de ce désastre, à travers le jeu vidéo. Les consoles, de salon et portables, battent des records. Mais grâce à un suivi marketing quasi "H24", qui est parfaitement traité par une distribution spécialisée, qui joue le hard, le soft et les accessoires avec pour arme un marketing direct intense. Le réseau jouet n'en possède pas le moindre atome.

 

"Nous le sentions venir…?", osons nous affirmer. Oui et ce depuis une enquête approfondie sur un secteur que nous avions menée en... l'an 2000, à travers l'approche d'un hobby, le train miniature. Il ressortait de cette analyse que les réseaux du jouet (qui n'avaient pas senti venir la "e-menace") laissaient totalement tomber des lignes de l'univers des modélismes, des filières en continuité avec le jouet. Ces produits auraient pourtant eu le mérite de sortir au moins partiellement de la saisonnalité, de fidéliser des clientèles prenant de l'âge, avec des marges n'ayant rien à voir avec celles que génèrent les jouets du gros de la bataille d'avant Noël. Trop tard… Quand le train est parti, on ne peut plus le rattraper. (Des informations sur les filières de modélismes, sur le site www.kelerepus.eu)

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE
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