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La récente disparition du fondateur du plus célèbre marchand de meubles scandinave conduit à un regard sur ce qu'a apporté cette enseigne à la distribution.

 

- DVSM, mars 2018 – Il y avait avant, et il y a maintenant. Incontestablement, l'enseigne au logo jaune et bleu n'est pas venue sur le terrain sans y imposer  une empreinte, mais sans par la même occasion la faire "déteindre" sur d'autres marchés. Curieusement, ces acquis (si l'on peut les considérer comme tels) ne sont toutefois pas les mêmes sur notre sol et sous d'autres horizons. Si ce n'est un acquis, le premier, c'est au moins une confirmation. 

 

Un concept fort peu réussir à se faire une place sur n'importe quel marché ou presque, quelles qu'en soient les habitudes. En France, en Espagne, en Allemagne à Hong Kong, rien ne ressemble plus à un magasin Ikea qu'un autre magasin Ikea. Et pourtant, la consommation, les usages, les pratiques commerciales y sont fort différentes. D'autres acteurs, dans d'autres domaines, on déjà démontré cette réalité, tels que Macdonald, par exemple. Vu d'un regard hexagonal, ce qui nous suffit largement, l'empreinte venue du nord est déjà bien marquée.

 

Le Kit. Ikea, dès son implantation initiale à Bobigny (93) au début des années 80, a installé comme un standard le meuble que le client monte lui-même. Si le procédé était bien connu des amateurs de bricolage électronique (un passe-temps qui a presque totalement disparu de nos jours), il n'était sans doute pas loin d'être considéré comme une sorte de manque de savoir-vivre par ailleurs. Laisser le chaland se débrouiller… Quelle audace...! Mais aujourd'hui, c'est devenu une pratique courante, qui déborde largement le cadre du mobilier.

 

Le parcours client. C'est une spécificité maison qui a même parfois agacé pas mal de chalands qui, venus pour meubler leur cuisine, supportaient mal d'avoir à admirer des fauteuils, des canapés, des chambres à coucher, du mobilier de bureau, des armoires, des étagères, etc. avant d'arriver sur le sujet qui les concernait. Mais ce parcours, qui s'est au fil des ans assoupli, au moyen de passages dérobés permettant de raccourcir la promenade s'est accompagné, dans d'énormes proportions, de présentations en situations, allant jusqu'à figurer des aménagements complets, dans des surfaces types de logement. C'est aussi une manière d'apporter des "solutions", mot à la mode dans les argumentaires...

 

Le catalogue. Devenu depuis quelques saisons un peu compliqué à exploiter, Ikea a misé à fond sur ce moyen on ne peut plus classique d'inciter le client à préparer ses emplettes sur ce support. Certes, ce n'est pas Ikea qui a inventé cet outil, au dire de nombreux consommateurs, au moins aussi pratique, et même plus que ce que l'on voit sur le net. Certaines enseignes, notamment dans le bricolage, avaient cru pouvoir s'en passer. Elles y sont revenues. N'est-ce pas dans les vieilles marmites que l'on prépare les meilleures soupes…?

 

Le self. Profiter d'une visite chez ce distributeur  pour aller déjeuner est une bonne idée. Rares, dans le domaine du meuble, utilisent cette ficelle (ultra-courante outre-Rhin) pour garder les chalands sous leur toit. Self plutôt que restaurant, pour des raisons de temps, que les clients ne veulent pas perdre en attendant des plats, le café, l'addition. Toutefois, si la formule du buffet scandinave de jadis était une idée plus que sympathique, les selfs Ikea d'aujourd'hui n'ont plus ce charme d'hier. Dommage. Gravlax et renne fumé, c'était quand même mieux que les sempiternelles boulettes… Si un Flunch est à proximité, finalement, ce n'est pas plus mal…   

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE
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