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Le titre du quotidien Le Figaro est-il trompeur...? Pas tant que cela, et il permet de remettre en lumière plusieurs réalités bien concrètes...

>> La guerre des prix...? N'est-ce pas le quotidien pour toute entreprise commerciale...? A l'évidence si, et pris au pied de la lettre, le titre de notre confrère Le Figaro peut générer des réactions erronées. Mais heureusement, notre optimisme nous conduit à être persuadés qu'aucun lecteur ne se limite à ne lire que les titres. En vision "brute", celui-ci n'est pas sans évoquer une volonté que n'aurait pas reniée Don Quichotte. Mais au delà du titre, cette préparation de loi évoquée vise avant tout l'alimentaire, et elle est supposée redonner des moyens (de vivre) aux agriculteurs, qui ne parviennent pas à résister à la pression des grands groupes de distribution. Pour quelle raison? Parce qu'en général, dans une négociation commerciale, qui ne peut être qu'un rapport de force, les interlocuteurs doivent s'appuyer sur des bases pertinentes. Or, un déséquilibre gigantesque semble exister entre le monde agricole et celui des enseignes.

L'agroalimentaire ne fait pas partie de nos spécialités. La distribution davantage. Qu'il s'agisse de produits électroniques ou d'autre nature, la compétition reste le nerf de la guerre de toute forme de commerce. Et il est toujours choquant d'entendre des affirmations dont le grand public pourrait déduire que le monde supposé cruel des enseignes s'acharne à démolir la condition de producteurs victimes. La distribution, à travers sa compétitivité, hautement vitale, sert moins à démolir le concurrent ou les intervenants en amont qu'à défendre le "bifteck" de ses troupes. N'oublions pas que les hypermarchés donnent du travail à de très nombreux salariés*, qui méritent autant que les autres que leurs emplois soient préservés. 

"On se tient toujours un peu par la barbichette entre fournisseurs et distributeurs" rappelait un professionnel ajoutant que le meilleur moyen d'éviter les différends est de travailler à rapprocher les équilibres, lesquels ne sont pas liés à la seule puissance numérique. Nous connaissons tous des produits qui, grâce à leur notoriété, leur rôle sur le trafic ou autres atouts, sont absolument indispensables à certains établissements. La valeur d'un produit ne se limite pas à son prix au kilo ou au CA par mètre linéaire qu'il dégage. Et c'est sûrement mieux comme ça.

* Rares sont les hypers dont les effectifs ne sont pas supérieurs à 300 personnes, voire 600 à 800 dans les TGS.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE
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