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La réforme annoncée de l'audiovisuel public provoque des prises de positions laissant apparaître des divergences absolues.

 

Il n'y a pas encore le feu aux poudres, mais des braises somnolentes pourraient tôt ou tard déclencher l'incendie. Il y a plus de 40 ans, un président de la République affirmait que l'audiovisuel public (on parlait alors seulement de l'ORTF) était "la voix de la France". En est-on toujours là, à l'heure des sources multiples, des réseaux sociaux, bref à l'heure… actuelle.?

 

En toile de fond, une volonté du pouvoir assez clairement exprimée de réformer cet ensemble, ne serait-ce qu'en raison de son coût. Et de la sorte, bruits de couloirs et déclarations s'entrechoquent au point de déceler cette ébullition souterraine dont on ne sait si elle ne pourrait pas s'épancher à tout moment et avec vigueur, voire violence. Ainsi, entend-on parler d'une tentation de taxer tout ce qui permet de capter des chaînes de TV, donc ordinateurs, tablettes, smartphones… Les vieux serpents de mer ont la vie dure, et ils peuvent encore mordre.!

 

Mais en même temps, expression dans l'air en 2017, des voix s'élèvent. "Il faut plus de moyens pour Radio France" proclame en substance Mathieu Gallet, qui préside cette grande maison, alors qu'Olivier Babeau, vice-président de la fondation Concorde, clairement libérale, pose une question, hier encore plutôt incorrecte, ainsi résumée.: "Qu'est-ce qui justifie que l'Etat soit encore producteur d'émissions de télévision.?" Entre "tout" et "rien" peuvent servir de réponses. Avec un penchant libéral, on imagine assez bien que l'on se rapproche de "rien". Ou presque. Une autre question peut découler de la précédente. En quoi une émission de télévision peut-elle être assimilée à une mission de service public.? Interrogation transposable à toutes les émissions…

 

Selon bon nombre d'observateurs, ce qui se prépare pourrait bouleverser beaucoup de choses dans les chaînes radio et TV. Pour ce qui concerne les effectifs, les budgets, cela est en effet inévitable. Pour ce que chacun d'entre nous regarde le soir (ou dans la journée), objectivement, pas grand-chose, puisque seuls 5 à 6 canaux sont concernés, sur des dizaines désormais accessibles de mille et une manières. C'est comme les mouvements de grève qui mettaient la France devant l'écran noir à l'époque du président déjà évoqué, mais que l'on remarque à peine aujourd'hui.

 

Vers quels schémas va-t-on dans les solutions de ce dossier épineux.? Si notre indécrottable tradition d'une France prélevant toujours mieux et toujours plus est respectée, certains ne manqueront pas de faire un rapide calcul mental. Avec pas loin de 20 millions de smartphones vendus chaque année, beaucoup de PC, pas mal de tablettes, seuls quelques euros par appareil apporteraient de quoi faire se lécher les babines à tous les adeptes de la ponction publique. Une sévère réduction de voilure et un périmètre circonscrit à de véritables programmes dits culturels, peu envisageables dans des structures commerciales pourrait stopper les orgies financières et autoriser un prélèvement raisonnable. Enfin, mais c'est une suggestion bien à nous, mais un peu audacieuse : toutes les entreprises d'audiovisuelles se doivent d'être profitables, comme les entreprises... tout court. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour cet audiovisuel là.?  Qui a dit que tout service public se devait avant tout d'être déficitaire.?

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- C'est un avis, #- TV-Radios-Medias-Net

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