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Alors que de nos jours, toute initiative commerciale semblerait plutôt irrémédiablement orientée vers le bas, quand une augmentation survient, comment ne pas s'interroger.?

 

Il y a des produits et des services, et même quelques servitudes, pour lesquelles plus personne ne s'interroge. Les carburants, les taxes, les cigarettes, les timbres-poste, le gaz, la CSG, le stationnement, les PV… tout cela ne fonctionne que dans le sens du toujours plus. Côté commerce, c'est l'inverse. Le moins cher jusqu'au "low cost" et l'illusion du moins cher (que concrétisent tous les prix se terminant par un 99) dominent. Et dans un univers qui devrait plutôt s'apparenter à la seconde catégorie, un intervenant, et pas des moindres, ose une manœuvre qui devrait lui apporter un complément de recette. Qu'en penser.? Netflix fait en effet très légèrement grimper ses tarifs, pour autre chose que "compenser une taxe" a fait passer cet opérateur via les médias. Dans son initiative, il prend en compte le phénomène du "multi-écran", traité d'une manière plutôt concurrentielle. Il y a de la subtilité dans l'air, mais revenons au centre de ce sujet.

 

En général, quand un produit est affiché à la baisse, c'est qu'il le faut. Et quand on ose une augmentation, hors des cas inévitables évoqués ci-dessus, c'est qu'on le peut. Ce qui est sans le moindre doute le contexte dans lequel se place ce vendeur de programmes en conserve. Ses abonnés sont chaque jour un peu plus nombreux, sous tous les horizons, et d'ailleurs, sa stratégie est comparable, à quelques décimales près, dans les autres pays où Netflix est actif. En clair, il le peut. 

 

En France, l'augmentation est incontestablement à interpréter, dans un sens, comme une bonne nouvelle. Elle confirme qu'un concept marche bien, ce qui n'est pas aussi fréquent qu'on l'imagine. En revanche, elle s'inscrit dans un contexte où les individus ont le sentiment de voir autour d'eux beaucoup de choses devenir plus onéreuses, en dépit des affirmations multiples destinées à leur démontrer le contraire. Possible dans le contexte commercial, le coup de pouce au tarif est un peu plus risqué pour l'image.

 

Mais au bout du compte, c'est la télévision payante qui est déjà dans le collimateur. Peut-être serait-il préférable de parler de cible, ou même de proie. Car l'augmentation de Netflix se positionne dans un contexte général de repli de la télévision payante sur de nombreux marchés, évolution qui n'est pas encore amorcée sur notre sol. Il y a donc une marge permettant de mieux consolider la profitabilité côté vidéo en streaming, et l'enfant terrible de ce néo-domaine entend bien en profiter. En outre, a-t-on déjà vu un acteur dans le commerce vendre à 80 ce qui part de mieux en mieux à 100 (euros, dollars, bitcoins, billes... comme vous préférez) ?

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TV-Radios-Medias-Net

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