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Des acteurs économiques (et beaucoup d'autres) le soulignent dans un moment de presse à conserver.

 

Dans son numéro exceptionnel consacré à la "relève", le quotidien Les Échos* fait intervenir 200 personnalités, lesquelles n'oublient pas de faire référence aux passés, tous les passés, les proches, les moins proches, les lointains. De l'intéressante lecture de cette colossale compilation, il sourd une sorte le fil rouge involontaire qui met en évidence une constante : les faux-pas, les erreurs d'aiguillage, les mauvaises décisions entraînent des effets négatifs qui durent si longtemps qu'ils deviennent comme des affections chroniques, celles dont on ne guérit plus.

 

L'étape des 35 heures fait partie de ces bévues historiques dont il est si difficile d'éviter les retombées. Il faut être particulièrement hypocrite pour refuser d'admettre que l'effacement de 5 heures dans un emploi du temps hebdomadaire constitue l'un de ces éléments qui rendent notre travail trop cher, ne serait-ce que sur un plan concurrentiel. Cela fait 20 ans pile que l'on ne parvient pas à rectifier cette erreur et qu'elle a fait naître une conviction doucement enkystée dans l'esprit de bien des individus. Sans cette réduction, nous serions dans une continuité sans anomalie. Chacun travaillerait, comme d'habitude, ni plus, ni moins. Mais revenir aux horaires antérieurs est aujourd'hui interprété, non sans arrière-pensées, comme une sorte d'insultante atteinte aux droits de l'homme, une régression de l'humanité, un retour aux temps de Zola, voire à l'esclavage.

 

Des erreurs de "décideurs" le plus souvent liées à des promesses à connotation purement politique se rencontrent ainsi non pas sur 20 ans, mais sur au moins un demi-siècle. Le tout découlant d'une "certaine idée de la France", pays dont les citoyens voient probablement dans leur président de la République un successeur du monarque prétendu de droit divin. C'est aussi ce qui filtre des interventions dans ce numéro hors normes du quotidien économique, qui est loin de ne traiter que des 35 heures, et dont les intervenants sont de natures on ne peut plus diverses. Et c'est bien ce qui rend l'ensemble spectaculairement intéressant.

 

Où l'on s'aperçoit aussi que le papier (même lu en version numérisée) permet d'appréhender des avis aux facettes multiples bien mieux que ne le font les plus suivis des réseaux dits sociaux, même après avoir amplifié leur accueil de caractères.  

 

*Les Échos, numéro du 9 octobre 2017.

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Eco-conjoncture

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