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L'arrivée des ampoules n'était qu'un préambule. Voici quelques lumières sur la suite de cette révolution.

 

1854. De grands travaux ont été engagés rue de Rivoli à Paris. C'est un événement pour de multiples raisons, dont une en particulier : pour la première fois, un éclairage électrique illumine une voie urbaine. Les lampes utilisées sont à arc, d'une technique relégués dans l'histoire. Mais déjà, l'allumeur de réverbères a compris.: son job ne sera pas éternel. De nombreux modes d'éclairage électrique verront ensuite le jour, au fur et à mesure que le XXème siècle approche puis s'épanouit. Parmi eux, la très célèbre lampe à filament. Le tungstène dont ce dernier est composé est fragile. Là où les vibrations sont nombreuses, comme dans le métro, des filaments de carbone lui sont préférés, et n'ont pas totalement disparu, car ses nuances intimistes séduisent encore de nos jours décorateurs et designers, au point qu'on les imites désormais avec des… leds.

 

Le néon a aussi eu son heure de gloire. Inventé par un ingénieur français du nom de Claude, il a pour inconvénient de ne produire, très économiquement certes, qu'une lumière rose et aucune autre, pas terrible pour lire un article dans le Petit Parisien, mais commode pour repérer les carottes (enseignes) obligatoires des bureaux de tabacs, ou les nuances rosoyantes des établissements dans lesquelles des dames gagnent leur vie comme chacun l'imagine.

 

 

Les tubes fluorescentes, dits "fluos", et très souvent baptisés improprement "néons" ont constitué, et le font encore, des sources de lumières blanches (plusieurs lumières car plusieurs nuances) économiques très appréciées, notamment dans les lieux publics. Des fabricants ont imaginé de loger sur des culots de lampes ordinaires (E27 ou B22) ces sources fluorescentes après les avoir pliées en 3, 4 ou plus, et les ont qualifiées de "flou-compactes". Si l'économie d'énergie qu'elles procuraient était réelle, la satisfaction de la clientèle en a vite été refroidie, à cause de temps de mise en pleine luminosité excessifs, de prix du même adjectif, et d'un rendu se détériorant avec le temps. Elles ont vécu.

 

 

Les LED, ou diodes électro-luminescentes ne sont pas davantage nées d'hier. On en trouvait déjà dans certains magasins spécialisés il y a plus d'une quarantaine d'années. Mais elles ne pouvaient guère servir qu'à illuminer des tableaux de commandes. Enfin, sont arrivées les véritables lampes LED, à des prix très élevés comparés à ceux des lampes à filaments. Mais avec quelques arguments : allumage immédiat, bonne quantité de lumière, et durée de vie assimilable à un petit morceau d'éternité. Dans un point de vente, ne parlez pas de "morceau" à leur sujet, car un client qui contemple le prix comme il s'ébahirait face aux plus majestueux sommets alpins va immédiatement se dire "à ce prix, si je la casse…".

 

 

Or, cet aboutissement n'était qu'un début. Dans des salons, ou lors de visites chez des industriels auxquelles les journalistes ou les responsables d'enseignes pouvaient être conviés, étaient montrées depuis pas mal d'années non plus seulement des lampes, mais des formes en tous genres, de toutes couleurs… Ce futur devient présent. Les GSB notamment disposent d'offres de plus en plus nourries, où il apparaît que l'élément d'éclairage va probablement faire de l'ombre au luminaire qu'il tend à supplanter, susciter de nombreuses idées aux décorateurs, réveiller des envies. Tout ce matériel reste encore à des niveaux tarifaires un peu élevés, mais la concurrence devrait entrer dans cette danse assez rapidement. Il n'est pas exclu de voir cette véritable révolution dans l'éclairage donner un coup d'envoi à une génération dans le style décoratifs des logements.

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUTE L'INDUSTRIE

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