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Grandes vedettes et doublures, le jeu du qui est qui sous les projecteurs berlinois.

 

Comme si de rien n'était, les logos les plus célèbres du monde de l'EGP et du numérique sont revenus, brillant et scintillant dans les halls de la Funkausstellung, comme aux bons vieux temps. Mais il y a comme de l'illusionnisme dans le décor. Car si d'authentiques patronymes surmontent bien les shows proposés dans les halls proches de la tour par quelques grands groupes (Samsung, LG, Sony, etc., quelque peu victimes du phénomène), d'autres se laissent décliner sans retenue par le biais d'innombrables licences de marques. Le profane ne soupçonne rien de la réalité de ces alias, pas plus dans l'expo que lorsqu'ils se retrouvent en rayons, face aux consommateurs. C'est une sorte de "ficelle" dont on se demande si elle ne finira pas par lasser la clientèle.

 

Certes, ces licences de marques n'ont rien d'illégal ni d'immoral. Mais ne serait-il pas plus loyal envers les clients de dire que derrière des logos tels que Philips, Thomson, Grundig, Harman, etc., se dissimulent de nombreux "locataires" insoupçonnés du public de ces noms originaux. Avec d'ailleurs des nuances, qui vont du distributeur qui source des produits à sa façon et les ornes des marques pour lesquelles il verse des droits, aux entreprises devenues filiales de groupes majeurs.

 

Sans aller jusqu'à parler de tromperie, il y a quand même un peu de cela. Ce que tendent à souligner les équipements présentés sur certains stands. Naturellement, bien des consommateurs savent qu'en électronique (entre autres domaines) les origines sont aussi multiples qu'exotiques. "Tout est fabriqué en Chine", entend-on parfois au gré des linéaires. Ce qui d'ailleurs rarement totalement exact, et peut en outre revêtir des effets "boomerang" lorsque les groupes industriels sont effectivement originaires de l'Empire du milieu, tels Haier, Huawei, TCL, par exemple, et tout à fait comparables en termes de compétence à des entreprises connues depuis longtemps et plutôt occidentales. En France, notamment, la marque reste pour de nombreux citoyens un élément de confiance, synonyme de qualité et de suivi, à l'opposé des no-name et autres MDD, identifiés comme compétitifs mais moins sûrs (ce qui est loin d'être une réalité intangible).

 

L'électronique n'est toutefois pas la seule à user de pirouettes nominatives. Certains distributeurs ne font-t-ils pas des livraisons avec des fourgonnettes Mercedes qui ne sont en fait que des Renault ?

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Expos et salons

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