Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le train d'Elon Musk a réussi son premier essai. Quand faudra-t-il songer à ne pas investir pour des transports rapides qui ne le seraient plus ?...

 

Voilà une nouvelle qui ne fait guère vibrer les médias. Et pourtant, elle n'a rien de futile. Même les constructeurs d'avions et les gestionnaires de compagnies aériennes devraient la prendre très au sérieux. Et que dire de ceux qui développent des trains dits "à grande vitesse" ! Alors que les débats vont bon… train au sujet d'une ligne Paris-Bordeaux qui a coûté des milliards et permet de gagner un petit tiers du temps de parcours entre la capitale et le royaume d'Alain Juppé, Elon Musk a réalisé avec succès le tout premier test de son "hyperloop", un train ou véhicule qui, sous vide dans un long tube, divise par 4 les temps de parcours en avion ! Sur le site de cette réalisation qui passe du futur possible au projet en cours, l'exemple d'un trajet australien de Melbourne à Sidney permet de mieux comprendre. De 4 H 30 en Airbus ou Boeing aujourd'hui, la distance est franchie en 55 minutes.

Vers 1854, une réglementation avait été imposée aux exploitants des chemins de fer de l'époque, leur interdisant de dépasser la vitesse vertigineuse de 120 Km/h. Un Paris-Marseille, qu'un jet couvre en environ une heure, pourrait être bouclé en un petit quart d'heure. Alors qu'il fallait environ 5 à 7 jours sous Napoléon pour aller de la capitale à la cité phocéenne !  

 

Reste une analogie avec les réseaux de connexion, au sens le plus large, et les préoccupations des décisionnaires en termes d'investissements. Ayant mal étudié les perspectives d'évolution des transports (train, TGV, avion, automobile...) au cours des années 60/70, la SNCF se retrouve aujourd'hui a devoir gérer un réseau de trains dits à grande vitesse, qui peine à être rentable face à l'avion ou à l'automobile, et un réseau classique, largement délaissé, mais qu'il faut pourtant entretenir, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. Côté télécoms, les réseaux 3G et 4G sont eux-même à la veille d'une concurrence multiple, entre 5G, fibre et flottes de micro-satellites. Facile de se tromper de piste !

 

 RETOUR VERS TOUTES LES INFOS

Tag(s) : #L'info en temps réel, #- IT et numérique, #- Eco-conjoncture

Partager cet article

Repost 0