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La manœuvre qui met le rapprochement signé Bompard dans une situation inattendue n'est peut-être pas la dernière.

 

Il n'était bien peu imaginable que le groupe détenant Media Saturn se prive éternellement de la composante que constitue le marché français du couple électronique et électroménager, l'un des trois piliers, avec l'Allemagne et le Royaume uni, de ce secteur d'activité. Aussi, la volonté de François Pinault de se séparer de ce maillon de l'ancienne PPR (devenue Kering) ne lui a pas échappé. Et hop ! Voilà FNAC-Darty qui passe sous la coupe d'un principal actionnaire, non majoritaire certes, mais qui, publiquement, ne s'interdit pas de monter au capital de sa toute fraîche acquisition. Et pas n'importe actionnaire. Qui aurait osé parier sur un tel scénario ? Donc, Ceconomy, filiale du groupe Metro, est devenu le premier détenteur de parts dans le capital social de la double entité française.

 

Pour être précis, il faut rappeler que Ceconomy, raison sociale de l'acquéreur, n'est autre que la facette non alimentaire du groupe Metro. Ce dernier avait décidé de se scinder en deux entités il y a moins de deux ans, avec d'un côté... Metro, pour l'alimentaire, et de l'autre Ceconomy, pour le non-alimentaire, principalement représentés par la firme d'Ingolstatd MediaSaturn, qui exploite les magasins MediaMarkt et Saturn. Elle qui, justement, s'était résolue à jeter l'éponge après 20 ans de tentatives manquées d'implantations dans l'Hexagone. Avait alors suivi la reprise par Boulanger des magasins Saturn sur notre territoire.

 

Il faut ajouter que si Metro avait décidé cette partition en deux entités, c'était en raison de plusieurs réalités. D'abord, outre des différends interminables avec le créateur historique de Saturn, le distributeur avait connu des troubles de diverses natures sur fond de corruption et autres dérapages de la part de certains ex-responsables. Sa vigoureuse trajectoire à succès ayant abouti à un réseau de plus 800 magasins principalement en Europe avait en outre marqué le pas suite à "l'oubli" du groupe d'entrer dans la mouvance du e-commerce, bévue bien corrigée depuis. Enfin, chez Metro, la fin des près de 50 ans de croissance et de développement de l'électronique grand public a probablement été pressentie. Autant de bonnes raisons pour mettre dans un casier spécial des activités qui étaient devenues à problèmes et au futur moyennement prometteur. En clair, une disposition qui en rendait commode une éventuelle cession. Et rien ne démontre aujourd'hui que cette idée de revente soit totalement oubliée, d'autant plus qu'étoffé des deux enseignes françaises, l'ensemble se pare de nouveaux atouts. Ajoutons que les clauses de la cession prévoient pour le groupe de François Pinault des rétributions supplémentaires en cas de... cession, ce qui prouve que l'hypothèse reste d'actualité. Il n'y a donc plus qu'à guetter de nouveaux épisodes non certains mais possibles de ce feuilleton à rebondissements.

 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE

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