Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mais où sont donc passés les fondements de la motivation.?

 

Souvenirs, souvenirs... Cela remonte à près de 40 ans, lors de mes premières escapades japonaises. C'était une époque où aller de Paris à Tokyo prenait pas loin de 24 heures pleines et entières. Alors que les industriels de chez nous, français et même européens, ne voyaient pas encore réellement venir l'offensive nippone pourtant en pleine préparation, le pays du Soleil levant était une ruche conquérante dont les ateliers industriels vibraient d'un étonnant enthousiasme collectif. La vision occidentale du Japon en était encore très souvent, et même trop, celle d'un horizon asiatique lointain juste apte à propager des produits à bas prix que quelques mesures douanières repousseraient, au cas où.

En visitant les installations de ces industriels, des élans se révélaient ou s'affirmaient, discours d'accueil à la clé, sous deux axes dominants. Le premier se "résumait" à l'ambition de devenir numéro un mondial du marché traité. Là, le visiteur venu d'Europe y croyait. Le second, exprimé par chaque intervenant, était de rendre la reproduction musicale (c'était la grande affaire de l'époque) à la fois meilleure et à la portée du plus grand nombre. Et ce même visiteur n'y croyait guère, prenant cette affirmation pour un simple "enjoliveur" marketing. En clair, "cause toujours.!"

Erreur, ce qui changeait tout. Car effectivement, au fil des années, des visites et des rencontres, il m'a bien fallu admettre et comprendre cette réalité : la plupart des individus au travail jusque sur les chaînes de fabrication avaient bel et bien cette conviction à double détente. L'une productive, l'autre généreuse. Entre seulement s'investir pour un beau CA et des PDM record, ce qui est bien, et œuvrer  pour un bien être collectif, voire universel (dans une population qui de surcroît intégrait largement la musique dans les programmes de son système éducatif), c'est mieux. Cette conviction bien ancrée dans les esprits était capable de transcender ce qui conditionne tout travail. Quand on ne va pas "au boulot" que pour ce qu'il rapporte, la vie change de couleur.

Cette conviction est sans doute l'un des éléments qui manquent cruellement à bien des tâches du quotidien, en 2017, au moins sur notre territoire. Croire à quelque chose de plus qu'à des scores commerciaux, sans oublier ceux-ci, ne serait-ce pas un objectif profitable pour tous ? J'y pensais en écoutant un caissière dans une enseigne connue insistant sur sa solide obstination à ne pas vouloir travailler le dimanche. "Il faut vivre!" Affirmait-elle... Donc, au travail, elle ne vit pas. Dommage, surtout pour elle, non.?

RETOUR VERS TOUTES LES INFOS

Tag(s) : #- Edito par Yves Dupré

Partager cet article

Repost 0