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Les nouveaux atouts des téléviseurs font-ils recette ? Un peu oui, et beaucoup non ! Les innovations récentes ou presque imposent une réponse prudente.

Incontestablement, l'arrivée des écrans plats a lancé une nouvelle époque pour la petite lucarne. En quelques saisons seulement, cet équipement s'est totalement métamorphosé avec deux évolutions aux vertus complémentaires. La première aura été le passage à la HD numérique, la seconde la taille. Et inversement. Un enchaînement indispensable, car il était impensable de diffuser sur des écrans de 50 pouces les images qui semblaient superbes sur des tubes cathodiques de 70 cm de diagonale. En agrandissant l'image, ses défauts auraient grandi dans les mêmes proportions.* Ces facteurs ont créé une puissante dynamique de marché amplifiée par les changements dans les modes de diffusion (TNT, HD...) rendant obsolètes les anciens récepteurs, imposant donc un renouvellement accéléré. Tout cela est terminé. Et depuis ?

L'industrie cherche la rupture technologique. Désespérément ! Quelle pourrait bien être la martingale capable de générer de nouveaux élans dans les ventes ? Existe-t-elle ? Et d'ailleurs, est-ce bien d'une rupture technologique dont le marché a besoin, un changement technique tel qu'il induirait des motivations d'achats puissantes chez les consommateurs ? Lesquels semblent en outre plus réceptifs à des ruptures d'usage. Mais pas n'importe lesquels.

Le téléviseur connecté, ou Smart TV en langage de pro dans le coup, n'a guère suscité les enthousiasmes. Non seulement les utilisateurs ont eu mille et un (enfin presque) instruments capables de les connecter, mais les box d'opérateurs ont de fait connecté toutes les téloches, même les plus archaïques. Le téléviseur connecté n'a provoqué aucune vague, ni même vaguelette.

La 3D aurait dû connaître un meilleur sort. Les industriels y ont cru. Ils se sont même lancés à corps perdu (comme les budgets marketing) dans des batailles de standards, avec lunettes actives et lunettes passives, certains osant même promettre des sans lunette. Et chacun connaît la suite, qui est devenue la fin. Fichu.

Les écrans incurvés sont entrés dans les rayons il y a déjà plusieurs années. Leur atout  n'est absolument pas technique. C'est même le contraire. S'il y a bien une sorte de tour de force industriel à avoir réussi à fabriquer de telles dalles, le consommateur sent bien que l'on frôle l'embrouille, notamment en termes d'angle de vision, forcément, géométriquement plus restreint qu'avec un plat qui a d'ailleurs été vanté avec puissance sur ce critère. Il restait l'aspect esthétique, mais pour que prenne cette "mayonnaise", il aurait fallu que les rayons se convertissent d'une manière quasi totale à cette forme ondulée, laissant les plats classiques comme des modèles du passé. L'effet de mode semble bel et bien être manqué. L'incurvé semble même déjà battre en retraite, et même s'il se maintient encore un peu, il ne sera probablement pas le générateur de rupture attendu.

Le 4K progresse, mais comme nous le mentionnions récemment, en remplaçant petit à petit des équipements de conceptions plus anciennes, donc de moindre définition. Et surtout, sans modifier la stagnation des ventes au niveau mondial. En outre, les très belles images que cette résolution peut apporter supposent que les contenus diffusés soient eux- même en 4K natif, les circuits élevant artificiellement cette résolution n'étant que des gadgets, arguments à la vente, certes, mais sans aucune aptitude à provoquer le moindre élan massif.

Nous en sommes là, et personne ne voit rien venir. Si quelqu'un a une idée... Une vraie…

*Pourtant, à la grande époque des rétroprojecteurs, nos cousins d'Amérique n'ont pas hésité à regarder leur analogique en 525 lignes dans des conditions pour le moins médiocres.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Téléviseurs-écrans-vidéo

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