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Entre le sol et le sous-sol, les données semblaient avoir trouvé leurs voies. Le clan des équipements célestes conteste cette réalité en la rendant toute transitoire.

Au départ, c'est-à-dire quand l'italien Marconi réussissait ses essais de transmission sans fil à distance (vers 1900), les travaux du berlinois Siemens et de quelques autres pionniers qui avaient depuis un bon demi-siècle créé et tendu des câbles de télégraphie jusqu'au fond des profondeurs marines auraient presque pu être qualifiés de démodés. Les méthodes hertziennes venaient compléter ou concurrencer les conducteurs cuivrés et l'on pensait en rester là jusqu'au début des années 60, avec les premiers satellites artificiels.

Récemment, le satellite, après une phase active dans les années 80-90, qui était devenu le moyen moderne et économique pour la diffusion de bouquets de télévision. Puis, face à l'envolée des réseaux terrestres, câbles à haut et très haut débit, fibre… le vent a semblé tourner pour ces émetteurs stationnairement au-dessus de nos têtes. D'autant plus que les moyens hertziens numérisés, dont le GSM, puis les 3G, 4G et maintenant 5G se sont montrés à la hauteur de pas mal de défis.

Désormais, les satellites redécollent ! Eux aussi ont bénéficié de progrès techniques extraordinaires, dans leur technologie propre, mais également du côté des lanceurs. Les quelque 7.000 déjà en rotation autour du globe ne constituent qu'une petite du parc colossal qui envahira l'espace à relativement court terme. SpaceX, l'une des entreprises d'Elon Musk, a bel et bien concrétisé son projet de mettre au point des lanceurs réutilisables. Au passage, observons ce petit pied de nez aux tendances modernes favorables au jetable. Il vient de confirmer les plans de lancement de 4.000 satellites dans un avenir proche (moins de 10 ans).

La distribution peut se réjouir, car ce californien aura des concurrents. Il y aura donc des équipements de réception à vendre en masse, avec les équipements capables d'en exploiter ce qui sera diffusé, et ne se limitera sans doute pas aux replay des 69 épisodes de Columbo.

A cette perspective, nombreux sont ceux qui se posent une question : combien de satellites peut-on mettre en orbite ? Osons cette réponse un peu technique : un certain nombre ! Et confirmons-la de cette précision : un nombre certain. Parmi les quelques milliers déjà en service déjà évoqués, toutes les tailles existent, mais en général, un satellite n'est pas un objet gigantesque, même avec les longues structures de panneaux solaires déployées qui les alimentent. Entre l'encombrement d'un lave-linge et d'une voiture moyenne constitue une approximation certes empirique mais malgré tout évocatrice. En comparant les 7 à 8.000 satellites en service aux 36 millions de voitures particulières qui sillonnent les routes de France, un élément supplémentaire de comparaison nous est offert, mais avec une remarque. Les satellites ne peuvent pas être placés n'importe où mais sur des "trajectoires" bien précises. Comme aux péages de Saint-Arnould en Yvelines ou de Lançon de Provence, les bouchons pourraient être observés dans l'avenir, même si, pour le moment, l'univers des orbites reste comparable à un vide sidéral.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Télécoms

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