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Un programme exceptionnel commence à se dévoiler pour un moment fort qui ne le sera pas moins. Pourquoi cet événement, pourquoi depuis si longtemps...

La distribution est évoquée dans les propos des dirigeants de la SPAT, société organisatrice du Festival Son & Image, qui souligne le but des 40 éditions déjà entrées dans l'histoire du son de haute qualité, et enrichi par l'image depuis longtemps, bien longtemps. Cette évocation repose sur une réalité.

La distribution grand public, généraliste ou qualifiée de spécialisée, "offre un "salon permanent" aux consommateurs de l'audio-vidéo basique", comprenez que rien ne va au-delà des assortiments standards. Il est même possible d'amplifier ce constat si l'on se reporte aux 40 ans (donc depuis 1977) de ce domaine où parler d'évolution est très insuffisant. Au cœur des années 70, la haute-fidélité vivait ses "grandes années". Certes, une multitude de magasins spécialisés, armés d'auditoriums, avait fleuri sur l'ensemble du territoire. Mais la quasi-totalité de ces établissements ont sombré avec ce que certains résumeront par un "clou chasse l'autre", à traduire ici par une "nouvelle coqueluche en chasse une ancienne". La nouvelle, c'est la vidéo, avec le magnétoscope, qui arrive en force en 1978 sur notre territoire. Dès le début des années 80, tous les candidats à la création d'un commerce dans l'air du temps ouvrent un vidéoclub. La vidéo n'est alors pas considérée comme une continuité de l'audio, et semble même en être une adversaire. Il est vrai que le VHS et sa modeste vidéo composite vue au mieux sur des écrans "géants" de 27 pouces (taille qui, en écran plat, reste aujourd'hui dans la cuisine ou la chambre des enfants, voire la salle de bains) n'a pas tous les atours d'un phénomène qualitativement séducteur. Heureusement que les ambiances hitchcockiennes et les dialogues d'Audiard, voire quelques épidermes féminins sauvent le spectacle. Ajoutons que lorsque les quadras d'aujourd'hui n'étaient que des bébés, le terrain vivait aussi les débuts d'une profonde mutation, avec des hypers qui commençaient à se multiplier et des GSS poussant de-ci de-là, ne menaçant pas encore trop directement les spécialistes.

- Lire le numéro 35 de Son & Image News -

Puis est venue l'avalanche des équipements novateurs, baladeurs, caméscopes, ordinateurs, consoles de jeu, récepteurs satellites, etc. Une succession de vagues porteuses qui a permis à bien des établissements de vendre "des bouts", beaucoup, TG et promos en armes suprêmes. Le CD lui-même n'a pas réussi à ressusciter une hi-fi que seuls les amateurs authentiques commençaient à chercher désespérément. En 2017, même si les dernières vagues porteuses (écrans plats, smartphones, tablettes, notebooks…) ont fâcheusement tendance à oublier ce qu'est une croissance profitable. La différence à nos yeux majeure entre les lointains souvenirs des débuts du salon et aujourd'hui est simple. A cette époque, un large public savait que le matériel très performant existait mais savait de moins en moins où le découvrir et l'écouter. A présent, un large public ne sait même plus que des équipements sublimes sont de ce monde. De là à le voir chercher à l'entendre…

Heureusement, il reste des inconditionnels. "Le Festival apporte chaque année une vitrine exclusive de l'offre haut de gamme pour une clientèle exigeante" explique la SPAT, précisant "une vitrine exclusive, ultime et exhaustive telle qu'aucun point de vente ne peut l'offrir en démonstration comparative". L'édition 2017 ne sera pas une édition classique. Nous y revenons tout prochainement.

.- Aller sur le site du Festival Son & Image 2017 -.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Expos et salons, #- Son HR et Home cinéma

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