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Pas de doute, la perspective d'un décret soudain sorti tel un lapin d'un chapeau laisse apparaître au grand jour les vrais mobiles des décideurs.

A la veille des grands week-ends du mois de mai, comment savoir si l'annonce n'est que l'équivalent du martinet que sortent les parents aux yeux de leurs turbulentes têtes blondes, sans véritable projet de s'en servir, ou si elle dissimule une rage de pénaliser redevenue plus vigoureuse que jamais ? Pour ce qui concerne les avertisseurs de "zones de danger", voilà quand même que revient au premier plan l'ambition "économique" du dossier. En effet, si seule la sécurité comptait, il suffirait de placer bien ostensiblement des radars aux endroits dangereux. Les automobilistes y passeraient à vitesse réduite, et donc sans risque. Le tour serait joué. Mais quiconque se déplace sur nos routes et autoroutes peut constater que bon nombre des machines sont au contraire finement installées dans des lieux où aller un peu plus vite n'est pas générateur de grands risques. Les "autorités" répondent en cœur à ce genre de commentaire que si, justement, les radars sont placés à des endroits dangereux. Ce qui rend le projet d'interdiction des avertisseurs pour le moins suspect. Il revient à préférer laisser les automobilistes aller vite et courir le risque de s'accidenter en étant certain de pouvoir les verbaliser ! Ce qui frise la non-assistance à personnes en danger. C'est exactement l'inverse du but sécuritaire recherché. Par ici la monnaie !

L'absurdité est cependant ailleurs. Car avec les outils de communication dont disposent la quasi-totalité des conducteurs, il n'est plus possible de bloquer quoi que ce soit. Rappelons qu'un individu a parfaitement le droit de noter les emplacements où la verbalisation guette les contrevenants. Il a le droit de faire part de ses observations à qui il veut, et même prévenir, serait-ce par téléphone (avec l'aide d'un passager) un proche ou ami qui le suit à distance, de la présence d'un contrôle fixe ou mobile. Les appels de phares eux-mêmes restent également à la disposition de chacun. Certes, il est possible de rendre illégal l'usage des smartphones et d'éventuels logiciels ou applis, mais cela n'empêchera pas un usage sauvage. Le tout en se privant des autres atouts dont tout le monde reconnaît la valeur. Il n'y a en effet aucun autre moyen de signaler, pratiquement en temps réel, la survenue d'un incident ou accident.

Pour la distribution, si l'interdiction venait à être confirmée, l'heure serait venue de remplacer les avertisseurs par des postes de CB.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Autour de l'auto

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