Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La proportion de foyers abonnés à une célèbre plateforme révèle une timidité ou une méconnaissance du public face à cette forme de contenus.

Les scores de Netflix publiés par FuturSources Consulting, puis soulignés et commentés dans divers médias (voir notamment sur le site de notre excellent confrère Télé Satellite et Numérique) sont de nature à attirer l'attention, car ils mettent en lumière des disparités considérables entre pays européens voisins que l'on aurait pu croire davantage intégrables dans une tendance.

La difficulté rencontrées pour compiler et comparer des données démographiques précises et essentielles dans les pays de l'UE (voilà un sujet dans lequel la vieille Europe ferait bien de se réveiller) fait que notre analyse ne donne que des valeurs globales justes, mais plus ou moins approximatives. Chacun y va en effet de ses méthodes et périodicités dans les recensements. S'il est assez facile de connaître les populations globales de chaque territoire, les dissections entre nombres et formes de ménages, de foyers, et par ricochet entre populations et résidences principales ou autres sont à la limite du possible, surtout si le but est de découvrir des données récentes.

Il n'en est pas moins vrai qu'à la lumière du nombre de foyers abonnés à Netflix (SVOD), se dégagent des enseignements multiples. Ainsi, en pourcentages, la plateforme qui devait tout révolutionner serait approximativement présente en :

Il semble que, outre la présence d'offres concurrentes et la puissance du marketing de chaque acteur, le vécu sur le long terme exerce une influence dans ces proportions. Les scores les plus élevés se situent dans des pays où le vécu télévisuel s'est depuis fort longtemps enraciné dans la diversité. Belgique et Pays Bas avaient déjà accès à des chaînes multiples par ce qui s'appelait il y a 4 décennies la Télédistribution, elle-même constituant un héritage de la radiodistribution. Au Royaume Uni, les bouquets satellitaires des années 80 et 90 ont enraciné d'autres habitudes. Et de surcroît, le public britannique, qui parle anglais, comprend tout ce qui lui est proposé. A la différence du public français pour qui c'est globalement l'inverse. Ceux qui n'en sont pas convaincus devraient faire l'expérience maintes fois menée par nos équipes, consistant simplement à interroger nos concitoyens de la France profonde quand ils sont face à rayons et des linéaires d'équipements TV et numériques. Quand à nos amis d'outre Rhin, une longue tradition de canaux satellisés en accès gratuit ont sans doute également rendu l'attrait de la SVOD moins évident.

Les accès à la demande (VOD ou SVOD) certes progressent sur notre sol, comme le scandent avec une insistance presque suspecte certains acteurs de ce domaine. Progressent-ils aussi vite que le sans gluten, le bio ou désormais le sans viande animale ? Les enseignements tirés de cette simple observation sont sans doute plus nombreux que ceux de notre rapide approche, et il faut aussi tenir compte des autres facettes du sujet : concurrence face à Netflix, faiblesse malgré tout -à notre humble avis- d'une promo intelligible de Netflix sur notre sol, etc.

RETOUR À TOUTES LES INFOS.

Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TV-Radios-Medias-Net

Partager cet article

Repost 0