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Chassez un certain naturel, il revient au galop. D'ailleurs, était-il parti ? 

Depuis plus d'un demi-siècle, le Vieux Continent cherche à se doter d'une stature propre à regarder dans les yeux les grands ensembles économiques que recèle la planète : USA, Chine, bientôt Inde et un peu plus tard, Afrique. Suite à l'onde de choc provoquée par la volonté référendaire britannique de quitter l'UE, et sous les offensives de repli que les échéances électorales mettent en évidence pas seulement en France, la mise en œuvre de structures européennes à la hauteur des "défis du monde de demain" (ne dirait-on pas une vrai formule de podium pour candidat à l'Elysée ?) apparaît parfois fortement compromise. D'ailleurs, nous avions titré il n'y a que quelques jours "L'Europe sur le fil du rasoir". Et pourtant, dans les faits, cette conquête d'une taille critique, comme on le dit dans l'industrie, se poursuit. L'inéluctable évolution de notre coin du monde pour que se créent des ensembles capables de répondre au moins d'égal à égal à leurs concurrents ne fait pas relâche. Ces jours derniers, c'est le puissant groupe Vinci qui vient de prendre position pour gérer des morceaux d'autoroutes en Allemagne.  

Dans des secteurs proches ou associés au numérique, des indices comparables apparaissent de-ci de-là. La récente suppression du coup de fil mobile plus cher de l'étranger, imposée de manière réglementaire, semble être un mauvais coup porté aux opérateurs, mais c'est en fait un service qui leur est rendu, afin que pas à pas, se concrétisent des groupes de dimensions continentales, comparables à ceux de l'autre rive de l'Atlantique ou de grands espaces asiatiques. Le parcours parsemé d'embûches du groupe Bolloré pour s'étendre en péninsule italienne est un autre de ces indices, avec en ligne de mire l'émergence d'opérateurs là aussi en cohérence avec les dimensions géographiques et démographiques de l'Europe.

Même si quelques mésaventures venaient perturber cette marche vers une inéluctable force faite de l'union, (le brexit en est une), il est peu probable que le sens de l'histoire se traduise par un demi-tour. La communauté actuelle est d'ailleurs rendue responsable à l'excès de certains de nos malheurs. Simple exemple : l'endettement de l'Hexagone est plus dans notre ADN qu'une conséquence de positions bruxelloises. Il était déjà colossal sous Louis XIV ! Le chômage n'est pas davantage lié à l'euro. Il était déjà d'ampleur quand un président aujourd'hui disparu baissait les bras, affirmant : "on a tout essayé !"

Voici une chronique qui semble tomber à pic à quelques jours d'une échéance majeure pour le pays. Elle n'a pourtant rien ni d'un appel, ni d'un ralliement. Car en fait, nos semblables qui ne souhaitent pas quitter le navire européen (ultra majoritaires si l'on en croit la plupart des sondages sur le sujet) n'ont guère à craindre des tenants de la sortie. Ces derniers (et dernière) ont tous placé avec prudence des "jokers" indiquant qu'ils ne sortiront pas, excepté quelques "petits" n'ayant aucune chance de poursuivre leur aventure au-delà de la… semaine prochaine.! Et qui sait si même Theresa May, dans son annonce d'élections anticipées, ne cherche pas à trouver une parade qui lui permettrait d'échapper aux conséquences hasardeuses et improbables du brexit. 

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- C'est un avis

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