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Ce n'était pas une farce. J'ai essayé pour vous le casque connectant créé dans des labos secrets présumés pilotés par un lointain cousin d'un copain d'Elon Musk, accessoire qui permet de se télécharger des données et de les transférer…

L'édito d'Yves Dupré.

Grâce à des sources dont il n'est pas possible de révéler les identités, c'est avec la complicité d'une future filiale virtuelle de l'enfant terrible de l'innovation que cette expérience inoubliable a pu être concrétisée. Première constatation, le casque ressemble à une sorte de chapeau, mais chaque élément y est hautement technique. Les épis et les pétales, simple apparence, sont en réalité des antennes destinées à capter les nano-ondes venues des satellites, moyen on ne peut plus logique pour véhiculer les flux de données. Comme ces satellites ne sont pas encore en orbite, ce sont des émetteurs terrestres provisoires  qui sont utilisés, l'un d'eux étant installé sur un carrefour des boulevards extérieurs parisiens (photo). Attention, ceci n'est pas un poisson d'avril. Ce n'est pas le genre de la maison, et en plus, ce n'est pas le jour. 

Une fois en place, ce couvre-chef de très haute technologie permet de capter et charger des contenus assez variés. Même embryonnaire, le choix est déjà sidérant. Super pour la télévision. Mise en route et hop ! Il suffit de fermer les yeux pour voir TF1 en direct. Cela prend 43 minutes pour se télécharger dans les boyaux de la tête tout le grec antique, 9 minutes pour la version intégrale de la langue chinoise (seul le mandarin est disponible pour le moment, le cantonnais viendra d'ici peu). Sitôt téléchargée, ce langage se comprend et se parle couramment sans aucun effort, comme une langue maternelle. Un commentaire s'impose : chapeau ! Malheureusement, la durée de l'essai n'a pas permis d'ajouter l'option d'écriture chinoise sans faute. La suite a été moins probante. Cherchant à télécharger pour bien les avoir en tête, en phase avec l'actualité, l'ensemble des propositions des candidats à la présidentielle française, un message indiquant "mémoire insuffisante" est vite apparu sur l'écran de contrôle du démonstrateur. Lequel m'a assuré que bientôt, tout fonctionnerait à merveille, et que la formule la plus courante sera dès lors : "il n'y a plus rien que vous ne sachiez déjà".

Hélas, en fin d'après-midi, on m'a expliqué qu'il fallait tout effacer, absolument tout ce qui avait été téléchargé durant l'expérimentation. Secret industriel oblige. Dommage, je me réjouissais déjà de pouvoir causer Chinois au wok du quartier. Mais en effaçant, je me demande si les gentils expérimentateurs n'ont pas aussi effacé par mégarde des données que j'avais acquises plus tôt, d'une autre manière, plus classique. Tombé en revenant au bureau et totalement par hasard dans un banal contrôle de police, un agent m'a demandé mon année de naissance. Je lui ai répondu ce dont j'étais sûr, "1515". Et je me suis retrouvé au poste, en cellule de dégrisement.     

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Tag(s) : #- Edito par Yves Dupré

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