Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Etrange sabordage d'un modèle qui s'appuyait à 100% sur le monde connecté, et semblait aller bon train.

Ils étaient très heureux de nous montrer leurs smartphones, des Samsung, instruments essentiels dans la mise en oeuvre de ce qui pouvait être au rail ce que les compagnies à bas coût (dites low-cost) étaient à l'aérien. Ces animateurs de la filiale à 100% de la SNCF comme leurs responsables avaient, selon eux, trouvé la bonne ficelle pour redonner aux trains rapides leurs parts de marché face aux Easyjet et autres Ryannair. Cela se passait il y a moins de 3 ans. Et vlan ! Tout est fini. 

Tout simplement parce que ça ne marchait pas ! C'est l'explication logique à laquelle nous aurions tendance à nous limiter. Quand une affaire tourne bien, pourquoi l'arrêter ? Mais une telle analyse est certainement trop simple. Officiellement, ID-TGV achetait à sa maison-mère des places par voitures entières (on ne dit pas "wagons" pour les voyageurs) à des conditions très avantageuses. Assez en tout cas pour être revendues à des prix record, et même fort étonnants, permettant de traverser la France en 1ère classe pour 30 ou 40 euros. De quoi oublier toute idée d'emprunter l'autoroute, même à plusieurs, ou à opter pour la voie des airs. Dans de telles conditions, les responsables d'ID-TGV pouvaient sans hésiter revendiquer une profitabilité bien réelle. Aujourd'hui, les prix très bas en TGV* (et certainement bien peu rentables, si toutefois ils le sont) se retrouvent essentiellement réservés aux formules Ouigo, avec points de départs excentrés et services quasi inexistants. Le passage pour le même prix de la business Class à l'ambiance routard est consommé. Dommage, mais la saison des cadeaux est terminée. Si vous avez des chefs de rayons ou des category managers à voir, reprenez votre bon vieux diesel !

Chacun l'aura compris, le TVG, semble devenu aujourd'hui la baignoire percée de notre transporteur national. ID-TGV est victime de la coupure de tout ce qui financièrement dépasse. D'autant que, suite à des accidents et déboires encore dans le mémoires, il y a du pain sur la planche et des frais à prévoir pour remettre à niveau le réseau classique. Il reste à savoir si la SNCF n'avait pas pour ambition secrète de façonner une filiale supposée rentable qui aurait pu être revendue à un opérateur, lequel se serait ensuite débrouillé avec les rigueurs de l'arithmétique. Merci quand même à cet ID-TGV qui aura permis de mettre au clair les grandes faiblesses de couverture de certains opérateurs de téléphonie mobile, notamment dans le sud-est... 

*Marque déposée appartenant à la SNCF, et non aux constructeurs du matériel.

RETOUR VERS TOUTES LES INFOS     

Tag(s) : #L'info en temps réel
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :