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Parler des droits de la femme, c'est bien, mais ne pourrait-on parler de celles qui ont travaillé pour n'avoir, justement, en fin de parcours, aucun droit !

Rappelons-nous cette boutade bien de notre époque : "Il n'y a plus que dans le couple que la parité homme/femme cesse d'être impérative". Une allusion au fameux "mariage pour tous", plutôt mal nommé car, hormis les personnes homosexuelles, tous les autres pouvaient s'unir devant monsieur le maire avant cette initiative législative. C'est drôle comme dans le vocabulaire, l'hypocrisie se dissimule souvent bien mal, démontrant nos difficultés à regarder les choses en face et à les nommer.

C'est l'une de ces hypocrisies qui, peut-être, se dissimule derrière cette journée dite des droits de la femme, une sur 365 par an (et pire encore les années bissextiles). La parité est devenue la ligne de flottaison correcte à conquérir. Sa recherche active est désormais le certificat d'honorabilité indispensable de tout acteur de la vie publique. C'est à se demander si l'on en oublierait pas un peu les différences entre hommes et femmes, en accumulant des arguments de toutes sortes, comme pour étouffer celui qui devrait dominer, à savoir l'écart dans les rémunérations. Pour le reste, tout est affaire d'appréciation et de respect mutuel. De la parité aux droits, il y a toute une distance. La même qu'entre affinités et réalités.

Affinités et parité : au salon MWC de Barcelone, il y a quelques années, cette image donne une vision révélatrice d'une parité qui... n'existe pas.

Donc, on souhaite voir des femmes dans le personnel politique, dans les conseils d'administration, et dans tout ce qui est représentatif. Il faut beaucoup de "gameuses" dans le jeu vidéo, des reportages sur le foot féminin, etc. Dans la distribution, pourtant, la cliente a une valeur fort différente. Parce que chacun sait qu'elle a un comportement qui ne ressemble pas à celui de son compagnon. Pas opposé, mais plutôt complémentaire. N'entrons pas dans des détails que tous les professionnels connaissent, surtout quand il s'agit de vendre des produits techniques, ou des biens d'équipement du foyers, tout aussi techniques les uns que les autres, mais avec une nuance forte dans l'approche. Ne nous attardons pas non plus sur des visions ancrées dans les esprits. Les caissières (devenues "hôtesses de caisses"*, ce qui est plus élégant, tout en restant strictement la même chose) sont indissociables de leur décor. Les "caissiers" sont plus rares. Tout comme les messieurs Pipi. Rien n'échappe à l'image et à une interprétation que nourrissent époque et circonstances. Pas un des acharnés de la parité n'ose ainsi argumenter en rappelant ces ouvrières de l'Union Soviétique qui remplissaient les tâches usuellement plutôt destinées aux terrassiers et aux maçons.

Les droits de la femme constituent incontestablement un sujet hautement digne d'intérêt. Mais pas seulement à travers les droits des salariées, en termes de revenus ou de responsabilité. Et de la sorte, pourquoi ne pas évoquer ces femmes de commerçants qui ont parfois épaulé leurs époux toute une carrière durant, sans même avoir droit à plus que "peau de balle" à l'heure de la retraite de la part d'un RSI à bout de souffle, ce qui devrait être un véritable sujet de honte ? On oublie souvent qu'il n'y a pas si longtemps, les commerçants n'avaient pas encore adopté le statut des SARL.

"Commerçant en nom propre" était une condition encore très dominante il y a moins d'un demi-siècle, et les épouses jouaient dans les magasins et les arrière-boutiques un rôle qui n'avait rien de secondaire. Ces personnes sont toujours là. Et leurs (non) droits en qualité de retraitées implicitement fictives (même si elles ont cotisé) ne sont évoqués par aucun responsable, aucun média ou presque. Et bien sûr, par aucun candidat à la magistrature suprême. Qu'est-ce qu'il attend, ce célèbre Canard, pour user de ses plumes dénonciatrices en traitant ce sujet ? Pas assez vendeur de copie ?

*Une évolution de langage à rapprocher plutôt de ces "instituteurs" devenus "professeurs des écoles". Le tout à l'égo !

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE

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