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Un curieux parallèle s'est installé entre un candidat promis à un avenir radieux dans l'Hexagone et une marque qui, de séductrice le devient doucement nettement moins.

Inutile de rappeler ce qui est arrivé à l'ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy. Il semble que les médias en aient déjà un peu parlé. Pour Samsung, il y avait bien, déjà et depuis quelques années et à peine perceptible, une lente érosion de son statut de leader à qui tout réussissait.

Son échec sur le lancement des images TV et vidéo en 3D avait une facette révélatrice, alors que la plupart des compétiteurs lui avaient emboîté le pas et alimentaient le mouvement. Certes, attribuer cette déroute au seul Samsung peut paraître excessif. C'est bien tout le métier qui a essuyé un échec avec ce projet. Cela démontre que l'attente des marchés (et des consommateurs) n'avait pas été bien appréhendée, à commencer par Samsung qui a joué sur ce sujet un rôle de locomotive particulièrement volontaire.

La 3D échouant n'était qu'une anecdote, qui toutefois devient plus révélatrice face à la profitabilité qui, depuis plusieurs saisons, s'évapore sur son créneau fétiche qu'est l'univers des smartphones. Un constat qui, sur le moyen terme, démontre que la firme coréenne a, là aussi, fait preuve d'une bien piètre inspiration stratégique. En dopant Android au point de faire de l'OS de Google le Windows des smartphones, elle a aussi dopé le business de tous ses concurrents (à l'exception d'Apple) qui, depuis, lui cassent les pieds et surtout les prix. Autre revers passé presque inaperçu sans dans le monde de l'image, au moment où la photo numérique prenait son envol pour monter jusqu'au ciel, le groupe n'avait pas réussi à se dépêtrer de ses complexités structurelles, arrivant finalement trop tard sur un créneau pour lequel il ne dissimulait pas ses ambitions. Non, Samsung n'a pas toujours été la succes-story que certains décrivaient.

Puis, sont arrivées les tablettes. Oublions un premier jet vite mis au rencard après une présentation spectaculaire à Barcelone, il y a quelques années. Oublions aussi cette très discutable idée des phablettes, ou "comment démontrer à des clients qui auraient pu s'offrir le duo smartphone + tablette qu'un seul achat allaient leur suffire" soit, pour le terrain, un seul passage en caisse au lieu de deux. Encore merci. Certes, rétorqueront ceux qui ont toujours quelque chose à rétorquer (nous en sommes), un autre industriel n'aurait pas manqué de créer ce produit intermédiaire. Il suffisait à une grande marque de ne pas suivre (comme ne l'a pas fait Apple). Le feeling, ça ne s'invente pas.

Le coup de grâce, du moins le croyait-on, ne fut autre que cet explosif Galaxy Note 7. Un réel accident industriel, gravissime et dévastateur financièrement. Et, comme le dirait un habitué du comptoir du Café de l'hagard : voilà le fils du patron qui se fait mettre en tôle !"  Finis les simples (mais coûteux) errements seulement techniques ou stratégiques. Samsung, comme un candidat déjà cité, entre dans le "propre sur soi" qui ne l'est plus totalement.  

Cette fois, c'est peut-être trop. Aux US, rapporte ce matin le quotidien Les Échos, Samsung dégringole de la 3ème à la 49ème place dans un sondage sur les images de marques particulièrement suivi outre-Atlantique. Chute vertigineuse qui écorne aussi quelque peu la réputation de la Corée du Sud, car les démêlés de Samsung sur fond d'une corruption qui a déjà fait chuter la Première ministre locale éclairent d'une lumière très crue les usages de ce pays où industrie et dirigeants politiques sont, selon une expression bien de chez nous, un peu trop "cul et chemise". Tout comme une affaire pénélopienne projette sa désagréable ombre portée sur des usages trop fréquents en politique. "Plus dure sera la chute" dit-on ? Faux. Plus dur est de se relever. Bon, entre nous, Fillon, on ne s'en préoccupe pas trop. Pour Samsung, c'est autre chose. Le marché et les enseignes ont besoin de grandes marques encore vraies (et non sous licences) qui font envie aux clients. Or, pour chaque ligne de produits, leur nombre diminue de jour en jour.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- C'est un avis

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