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Les centres commerciaux vont voir disparaître des boutiques qui attiraient encore bien des chalands. Attention, virage dangereux !…

A l'heure où de nombreuses réactions montrent que l'on prend enfin conscience, bien tardivement, de la désintégration du commerce de centre-ville, c'est du côté des centres commerciaux et galeries marchandes qu'il serait grand temps de mesurer les effets d'une tendance aux conséquences redoutables.

Plus de fleurs, plus de journaux. Déjà, avec un appétit excessif, de nombreux hypermarchés ont depuis des années mis la main sur des secteurs qui drainaient du trafic. La presse est entrée dans de nombreux linéaires, les "Maisons de la Presse" et autres circuits analogues fondant de ce fait comme neige au soleil. Les mêmes hypers se sont dans de nombreux cas octroyé les gros débits de fleurs liés à quelques fêtes (fête des mères, Nouvel An…) dévorant un CA clé pour les boutiques de fleuristes, qui ont disparu.

La fuite des services est liée à un autre mouvement. Chacun sait que les opérateurs de téléphonie, qui  multiplient leurs efforts pour "ramener" les clients vers leurs sites de vente en ligne, vont fortement réduire le nombre de leurs implantations physiques. D'autres occupants de cellules vont en faire tout autant. EDF a par exemple annoncé la fermeture de 77 points de vente de cette catégorie d'établissements, et selon nos informations, les boutiques de la SNCF qui sont encore en activité dans certains centres vont aussi baisser leur rideau de fer, certaines d'ici seulement quelques semaines. Là aussi, les transactions faites en ligne constituent la cause essentielle de ces fermetures. Quant aux banques, dont on s'attend à voir condamnées de nombreuses agences, elles devraient suivre le mouvement. Ce d'autant plus que la vraie révolution en la matière est en train de germer, le numérique s'apprêtant à jouer un rôle majeur dans ce mouvement historique.

Trouver des remèdes n'est pas chose facile. Les locomotives que sont les zones de restauration et les cinémas suffiront-elles à juguler l'hémorragie qui menace ? Pas certain, d'autant plus qu'une autre évolution pourrai bien venir s'ajouter à ce panorama. Il s'agit de l'évolution de la pharmacie. Dans un souci de réduction des dépenses de santé, l'ouverture des officines dans les rayons des grandes surfaces alimentaires finira bien par se concrétiser. Certes, cela ne ferait "que" mettre en péril les super-pharmacies qui vivent à l'aise dans de grands centres, mais un petit mal de tête suffira-t-il à faire venir un chaland dans un hyper pour une simple boîte de cachets de paracétamol ? Boîte qui, en outre, vit encore dans une sorte de préhistoire, dans le sens où, pour se la procurer, il faut avoir recours à une pharmacie de garde dès le coucher du soleil.

Restent les denrées alimentaires. Malheureusement, comme pour d'autres produits, des moyennes surfaces spécialisées ont aussi attiré des chalands, parfois avec une arme redoutable : de bons produits ! L'hyper lui-même continue d'ailleurs à couper la branche "centre commercial" sur laquelle il est assis, d'une part avec la multiplication des drives (plus besoin d'entrer) et celle des petits points de vente de proximité.  

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE

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