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Après des années de tergiversations, un cap décisif a été pris. Les habitudes feront le reste...

Comme de coutume, le début d'année est l'occasion pour tous les médias de regarder dans le rétroviseur, un rite sans doute lié à cette sensation pas toujours supportable du temps qui passe et aussi aux réserves d'infos largement dégonflées pendant la période des fêtes. Nous avons d'ailleurs observé ce rite dans notre rétrospective du 31 décembre. Toutefois, il n'est pas inintéressant de constater que pour le commerce, un changement sans le moindre doute durable a été pris, avec même une sensible accélération au cours des dernières semaines de l'année qui vient de s'achever.

L'ouverture de tous les dimanches a en effet été acquise dans les dernières heures pour l'ensemble des grands magasins parisiens. Ouf ! Le mouvement semble désormais irréversible. Mais cette acquisition qui arrive un peu comme un heureux dénouement dans une pièce de théâtre ne doit pas masquer des évolutions encore "toutes chaudes", comme celle d'Anne Hidalgo, maire de Paris. Cette élue hier réfractaire endurcie à l'activité marchande a soudain réalisé, bon sang, mais c'est bien sûr, qu'une telle activité pouvait aussi rapporter quelques fruits fiscaux. Au point d'avoir assoupli sa position. Etrange, personne ne lui a fait remarquer à quel point cette prise de conscience était en contradiction avec ses objections encore dans nos mémoires. N'avait-elle pas expliqué que cette ouverture le jour du seigneur allait coûter cher, car il allait falloir balayer les rues fréquentées par de nombreux passants ? (Nous avions suggérer, par mesure d'économie, de fermer les commerces les six autres jours).

Il reste cependant deux freins essentiels à desserrer. Le premier, qui impacte la réglementation, est celui des idées reçues sur cette "base du volontariat", fantasme dont les syndicats font des gorges chaudes à outrance. En matière d'emploi, la base de volontariat est, pour de nombreux individus, un critère bien peu présent dans le réalisme du quotidien, face à une nécessité quasi universelle en général assez bien admise : il faut travailler pour vivre. Et s'il ne faut que des volontaires, il ne devrait pas être très compliqué d'en trouver, dans un pays qui voit depuis 30 ans les millions de sans emploi se multiplier.

Le second frein est lié aux bilans trop rapides. Il est clair qu'en une région où tout est depuis la nuit des temps au repos le dimanche, l'ouverture ne peut pas induire une fréquentation dense et régulière en seulement quelques semaines ou quelques mois. Il faut laisser les usages s'installer dans l'esprit de la clientèle. Rappelons que si l'ouverture dominicale devient de plus en plus autorisée, elle n'est en revanche pas obligatoire et chaque enseigne peut y entrer à son rythme, progressivement. En outre, rien ne vient s'opposer à une fermeture hebdomadaire. Dans les lieux où le dimanche est un jour actif entré dans les habitudes, la très forte densité de trafic ce jour satisfait non seulement ceux qui peuvent en profiter, mais aussi les clients de la semaine, heureux d'échapper à la cohue et aux longues attentes aux caisses.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- TOUT LE COMMERCE

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