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Contrairement à ce que certains pourraient croire, il n'y a pas que des consommateurs qui veulent tout pour rien. Le sait-on, dans le monde des enseignes ?...

Vous portez des boutons de manchettes ? Nous, pareil. Mais certains de nos contemporains restent attachés à ces accessoires précieux. C'est notamment le cas dans le monde des élus, selon nos constatations. D'ailleurs, la photo ci-dessus est celle de l'avant-bras d'un personnage de premier plan du monde politique, en pleine interview sur une station de radio célèbre. Coïncidence, dans le numéro de décembre de l'excellent magazine L'Expansion, une paire de ce genre de boutons figure en bonne place dans un shopping, aux côtés de l'enceinte Devialet et de son sac, des produits d'un calibre social du même tonneau. S'agirait-il ici d'une stupide critique bassement populiste à propos d'objets que la France d'en bas ne pourra jamais s'offrir ? Non, et c'est même exactement le contraire. La paire de boutons de machettes, proposée par une enseigne de la place Vendôme* dépasse 1.600 euros. Et ce qu'il faut déplorer n'est pas que cette paire de luxe existe, mais que l'on s'applique à bouter hors de notre territoire fiscalement confiscateur jusqu'au bout du ridicule ceux qui pourraient se l'offrir. Et, chacun l'aura compris, il en va de même pour les produits de Devialet.

L'art de savoir vendre pas cher n'en est pas un.

Sans aller jusqu'à ces exemples extrêmes, il faut bien reconnaître que la distribution est aujourd'hui largement inspirée (terme peut être un peu trop noble) par exactement le contraire. Bien sûr, il y a le e-commerce, et le recours des consommateurs qui, après avoir trouvé l'équipement qu'ils convoitent en furetant un peu partout, y compris dans les rayons de la distribution physique, cherchent l'objet sur la toile chez le moins-disant. Un réflexe qui peut se comprendre. Pourquoi payer plus cher ce que l'on peut obtenir pour un prix moindre ?  

Vendre moins cher est devenu depuis longtemps la stratégie panurgiste dominante, avec pour corollaire la pression sur les fournisseurs. Sans prétendre savoir comment refaire le monde, ne rien tenter pour corriger ce travers qui entraîne force fournisseurs et distributeurs vers une suicidaire profitabilité désintégrée est un aveu de faiblesse, ne serait-ce que sur le plan de l'imagination. Sachant que vendre, c'est créer, et que l'on a rien sans rien, qui saura amorcer un virage dans le bon sens ?

*Jaubalet

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- C'est un avis

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