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Quand l'impact d'une mesure hostile à la vie économique se propage loin, loin, loin, bien plus loin qu'imaginé…

***Qui aurait pu prévoir une telle réaction ? Le quotidien Le Figaro fait partie des médias qui ont dévoilé ce matin ce gros coup de colère traduit par une pétition spectaculaire. Pas moins de 168 maires d'Ile-de-France l'ont signée, pour souligner leur opposition catégorique à la fermeture à la circulation automobile des voies sur berges de la capitale.

Désastreux pour le commerce

Pour DVSM, l'impact le plus négatif et que nous avions voulu mettre en exergue est celui dont est victime le commerce –à chacun ses spécialités-, déjà très agressé par les mesures anticirculation que la mairie de Paris a pris depuis une quinzaine d'années. En dégoûtant volontairement les automobilistes de fréquenter les voies parisiennes, cette municipalité a aussi provoqué la fermeture de milliers de magasins, dont les clients n'étaient pas que des habitants de la cité, loin s'en faut. A l'heure où de nombreuses voix s'élèvent (il est grand temps) pour tenter d'enrayer le naufrage du commerce de centre-ville, cette sorte de cerise sur le gâteau est pour le moins incongrue. Toutefois, la pétition qui anime l'actualité aujourd'hui laisse entrevoir une facette bien plus importante de cette erreur manifeste, qu'il serait opportun de rectifier d'urgence.

Paris n'est rien sans l'Ile-de-France.

La liste des maires ayant signé la pétition laisse en effet entrevoir une réalité qui semble avoir échappé à l'analyse du pouvoir municipal de la capitale. Des villes en apparence aussi lointaines que Claye-Souilly ou Nemours sont en effet au nombre des contestataires de la mesure. Ce qui remet en évidence le fait que Paris est aussi le cœur de toute une région, majeure, la première du pays sur le plan économique. Qu'un résident d'une ville de grande banlieue soit quotidiennement pris au piège d'une circulation volontairement désorganisée pour se rendre à son travail dans un autre secteur de cette même région est un détail qui a visiblement échappé à ceux qui ont très égoïstement décrété la fermeture des voies bordant la Seine. Savent-ils que des habitants de Marne-la-Vallée travaillent à La Défense, que des salariés de Disneyland Paris habitent à Boulogne, etc. ?  N'ont-ils pas compris que les voies sur berges servaient aussi à désengorger un boulevard périphérique d'un calibre ridicule face à celui de la plus grande agglomération européenne ?  Un boulevard périphérique (qui a mis 30 ans à se construire) qui est lui-même victime de l'absence de voies de contournement, ce qui permet d'y rencontrer force poids lourds allant de Rotterdam à Barcelone, du Havre à Clermont-Ferrand, de Lille à Nantes, etc.

Cette fermeture vient de mettre en lumière deux réalités. La première est qu'il est objectivement impossible de laisser à la seule population de l'intra-muros parisien (environ 2 millions de personnes, sur les 11 qu'héberge l'agglomération) la faculté d'opter, dans une sorte de pied de nez aux faux airs de démocratie, pour des choix ayant de telles répercussions. La seconde, compte tenu de l'impact de l'aggravation des encombrements également fort négatif sur la pollution, s'exprime d'une manière simple : au lieu de contraindre le trafic routier, il serait nettement plus bénéfique de le fluidifier et d'investir dans des structures supplémentaires ou déjà, dans un premier temps, de lui rendre l'espace dont on l'a privé. Le parc automobile ne s'accroissant plus que très modestement depuis la fin des années 90, les bénéfices seraient  immédiatement perceptibles.

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Tag(s) : #L'info en temps réel

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