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De toutes les vedettes de l'économie numérique, il y en aura certainement au moins une qui, un jour, mordra la poussière. Et ce-jour-là, gare aux effets dominos…!

L'édito d'Yves Dupré.

Elles se pavanent sur les hauts sommets des valeurs boursières. Elles se nourrissent de croissances vertigineuses. Elles génèrent dans les médias une avalanche de palpitantes "succes strories". Mais ces entreprises, stars des réseaux sociaux, championnes des services en ligne, locomotives du e-commerce ou audacieuses pionnières dans les activités d'un futur probable, (cependant à confirmer), ne risquent-t-elles pas de se brûler les ailes dans leur aventure conduite à tombeau ouvert ? Une question qui aurait paru stupide il n'y a pas si longtemps.

A défaut de devenir d'actualité, cette interrogation se promène soudain dans quelques esprits, et même déjà dans les entrefilets des plus compétents des observateurs économiques. Pourquoi ? Parce que dans un laps de temps assez bref, des actualités concrètes se sont invitées sans prévenir dans l'immense panorama prometteur du numérique. En effet, depuis peu, les soubresauts de Twitter à la corbeille inquiètent. Ca progresse mais ne rapporte rien, affirment déjà les mauvaises langues. Par ailleurs, des analystes ont regardé dans les moindres détails les derniers résultats publiés d'Amazon et se sont rendus compte que la profitabilité de celui qui veut livrer ses clients avec des drones n'est au rendez-vous que grâce à des chapitres presque annexes de ses activités. Pendant ce temps, à Cupertino, Apple rencontre les vents moins porteurs d'un marché des smartphones qui sature, et essuie plus de 70% de repli de ses ventes de montres sur un trimestre. Quant aux perspectives des activités d'Elon Musk, les autos électriques Tesla, les fusées qui s'en vont et reviennent, les panneaux solaires décoratifs, les lithium-ion produites par millions, tout le monde veut certes y croire. Mais avec une foi qui devient doucement plutôt celle du charbonnier qu'issue d'une conviction solidement fondée, tandis que naît une angoisse à peine dissimulée : ne serait-ce pas une folle course en avant.

Si l'installation du numérique, de ses applications et de ses usages, pour le public comme pour toutes les autres activités, ne courre aucun risque de blocage ou de naufrage, il est probable que certaines de ces gloires du digital connaîtront tôt ou tard des revers. Tous les métiers nouveaux, tous les secteurs d'activités naissants, ce à toutes les époques, ont connu leurs déboires, voire leurs désastres. Des épisodes inévitables dont les cicatrices ne s'effacent qu'avec le temps. Néanmoins, dans le domaine du numérique, l'ingrédient nouveau est la vitesse. Celle des montées en puissances, celle des communications, celle des répercussions. Si l'une des vedettes de cette nouvelle économie venait à trébucher, la priorité serait alors de ne pas laisser s'engager une spirale négative infernale, capable d'emporter avec elle bien des victimes collatérales. Ce qui ne manquerait pas d'avoir des conséquences bien ennuyeuses jusque dans les rayons de la distribution, ne serait-ce qu'en raison de cette caractéristique propre à l'ère numérique :  tout est relié à tout. Il en va comme des tremblements de terre. Tout le monde sait qu'ils vont se produire, mais personne ne peut dire quand.

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Tag(s) : #- Edito par Yves Dupré

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