Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Foule, salon Gamescom, Cologne.

MAUVAISE PIOCHE : UN GONFLEMENT SUBSTANTIEL DU NOMBRE DE VISITEURS LORS DES EDITIONS PASSÉES VIENT D’ÊTRE MIS (OU REMIS) EN ÉVIDENCE PAR LES MÉDIAS. ENVIRON 200.000 CONTRE 300.000 REVENDIQUÉS...

A seulement huit jours de l'ouverture de la Paris Games Week de 2016, ses organisateurs sont montrés du doigt pour avoir très largement surestimé le nombre des visiteurs des PGW passées avec, comme l'affirme notre confrère Le Monde (à lire ici), pas moins de 100.000 entrées de plus que celles réellement enregistrées. 

Le quotidien ne s'appuie pas sur des estimations au doigt mouillé, mais sur les statistiques que publient les organismes de justification des entrées dans les salons tenus sur notre sol, et dont il publie certains résultats. Les organisateurs (en l’occurrence, le SELL) se défendent en expliquant que ces organismes ne tiendraient pas compte des entrées gratuites ou de celles de professionnels tels que les journalistes. Ce qu'à leur tour ces organismes de contrôle contestent, indiquant que ces entrées supplémentaires, bel et bien comptabilisées, laissent une considérable surestimation de la fréquentation.

Sans avoir cherché la petite bête dans les statistiques, nous avions nous-mêmes, comme nos lecteurs assidus s'en souviennent, mentionné notre étonnement face aux scores annoncés par le SELL, en nous contentant de comparer le nombre de visiteurs annoncés rapporté à la surface de l'exposition, le tout comparé aux annonces de la Gamescom de Cologne.

Un accroc à l'image d'un salon pourtant réussi.

Gamescom, voilà lâché le nom du concurrent, le mobile du crime. Car les organisateurs parisiens sont en compétition avec ceux d'autres territoires. Et ils ne manquent pas de souligner qu'en Allemagne, le nombre de visiteurs annoncé pour tous les rendez-vous sont purement déclaratifs, sans qu'un organisme de contrôle ne soit opérant, et donc ne dise mot. (Certains ont sans doute remarqué l'attention que nous portons à l'audience revendiquée de l'IFA). La puissance d'un salon joue un rôle majeur, notamment pour convaincre des acteurs de premier plan à y faire des présentations importantes, voire mondiales, sources des retombées médiatiques que cherchent les exposants.

Le sujet n'est donc pas simple. Gonfler ses performances peut se comprendre, mais c'est courir le risque de porter un discrédit sur la manifestation et pourrait même constituer la base d'actions en dédommagement d'exposants ou de sponsors estimant avoir été trompés. Cette méthode est d'autant plus délicate qu'elle se déroule dans un pays où d'autres acteurs du domaine des salons jouent au contraire totalement cartes sur table (Mondial de l'Automobile), ou avec des exagérations modérées, jugées de bonne guerre. 

Tout cela est un peu dommage, notamment pour la PGW qui, avec ses véritables scores, reste un salon fort réussi, et conserve le titre de rendez-vous le plus suivi de tout l'univers du numérique dans l'Hexagone. 

Compte tenu de la très grande médiocrité des outils de la capitale mis à la disposition des organisateurs de salons, horriblement coûteux, d'une accessibilité indigne d'une ville comme Paris, (surtout en comparaison avec les infrastructures de Cologne et d'autres villes allemandes), n'offrant que des services eux aussi fort insuffisants (restauration, par exemple : rien de réellement correct pour inviter des clients professionnels, sur place ou dans les gargotes "d'en face") attirer pratiquement 200.000 visiteurs payants relève de l'exploit. Mais il est vrai qu'à Paris, la priorité est davantage donnée aux patins à roulettes qu'aux activités économiques ou commerçantes. Un superbe gâchis, quand on songe à ce que représente pour des millions d'individus du monde entier l'attrait de notre inimitable capitale.

RETOUR VERS TOUTES LES INFOS  

Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Jeux vidéo, #- Expos et salons

Partager cet article

Repost 0