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L'édito d'Yves Dupré

LA MAIRE DE PARIS NE SERAIT SOUDAIN PLUS AUSSI HOSTILE AUX OUVERTURES DOMINICALES. OUI MAIS…

Si l'on en croit quelques informations récentes, Anne Hidalgo, élue parisienne qui ne s'est pas fait que des amis au sein du monde de la distribution, en serait à quelque chose se situant entre machine arrière et virage à 180° sur la question des ouvertures dominicales. Diverses explications plus ou moins claires seraient à l'origine de cette évolution, liées à de multiples facteurs : impact des attentats, consommation au ralenti et même, pincez-vous pour y croire, constat que dans les zones ouvertes, emploi et CA sont orientés dans le bons sens. Des indiscrétions venues forcément de mauvaises langues estimeraient que, tous combinés, les effets des diverses mesures (restrictions de circulation incluses) prises au fil des saisons aboutiraient à des recettes de la fiscalité locale sur le commerce décevantes. C'est moins glorieux, mais plus pragmatique. Sachant tout ce que nous pensons de mal non sur la fiscalité, mais sur ses excès, accueillons cette vision comme ce médicament à la saveur amère et pourtant capable de calmer les douleurs.

un établissement sis au 32 de la même voie ? C'est à croire que l'on prévoit d'emblée l'hypothèses de dérogations ponctuelles que certains (encore des mauvaises langues) imaginent déjà accompagnées de-ci de-là de petits arrangements… Cependant, le sujet proprement dit reste inchangé, car il s'articule toujours autour d'incohérences absolues. La première est cette possible option pour des ouvertures dominicales de 5 à 12 occurrences par an. Mais pourquoi 5, 12 ? Pourquoi pas 17, 32 ou 41 ? Et surtout, pourquoi pas 52 ? Quelle alchimie comptable mystérieuse permet-t-elle d'aboutir à ces drôles de nombres ? Et pourquoi s'en tenir à ces zones, qui permettent à des commerces jusqu'au n° 30 d'une rue d'être en activité le jour du seigneur, mais l'interdit à

  Et surtout, nous sommes toujours en présence de ces prises de décisions réservées aux maires, pour les dates et le nombre d'ouvertures notamment. Or, jusqu'à preuve du contraire, on ne voit pas comment des élus municipaux seraient mieux à même de déterminer ce qui est bon ou moins bon pour les enseignes que les professionnels ceux qui les dirigent. Si la ville est un lieu de culture, où peuvent être accueillis des loisirs, mais sa finalité ne se limite pas aux musées, aux monuments, aux parcs et jardins publics et aux pistes de patins à roulette. C'est aussi un univers économique majeur dans lequel le commerce joue un rôle éminent. Feindre de l'ignorer est une faute.

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Tag(s) : #- Edito par Yves Dupré

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