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Darty : l'ère de… rien ?

RIEN NE DEVRAIT BOUGER AVANT 2017 POUR LA CÉLÈBRE GSS REPRISE PAR LA FNAC. UN TEMPS MORT POUR REPENSER - TRÈS BRIÈVEMENT - À CETTE LONGUE ET BELLE AVENTURE...

Peut-on parler d'échec ? Et si oui, lequel ? Et plus délicat encore : à qui la faute ? Une page de l'histoire se tourne. Naturellement, l'entrée dans le désormais "groupe FNAC-DARTY" de cette enseigne qui s'était installée depuis des années sur le haut du podium des "grands et multispécialistes" de l'Hexagone va être présentée selon un discours classique dans ce genre de situation. "Chacune des deux enseignes gardera ses spécificités" entendra-t-on probablement. Synergie sera probablement un mot fort sollicité. Comme si une telle acquisition se faisait avec pour perspective de ne… rien faire. Dès à présent, le capitaine, seul maître à bord après Dieu, n'est déjà plus à Bondy, mais rue des Bâteaux-Lavoirs. L'entreprise créée par les frères Darty s'est retrouvée croquée, destin inévitable qui guette les entreprise devenant fragiles et donc des proies faciles.

Virage en 2003.

Inutile de remonter à des époques trop lointaines, comme celle du "Real-Darty" dans années 70 (avec de faux espoirs sur le segment du meuble), et de son Champagne pour qui trouvait moins cher ailleurs, astucieuse et très économique méthode pour être renseigné sans avoir recours au services de releveurs de prix patentés. Durant des années, le trio FNAC, Darty et Confo (rama, bien sûr) règne presque sans partage sur un univers multispécialisé nourri à la croissance cumulée de la population et des bien durables. Au cours des années 80 et 90, hyperactives, ça tourne. Seule ombre dans le tableau, une secousse interne au moment où les créateurs s'effacent et surgit une quasi affaire de délit d'initié. A oublier… Comme les offensives de concurrents qui, finalement, passeront leur chemin (Nasa, HyperMédia (puis Saturn).

Image vieillote

Mais au fil des ans, une réalité commence à se faire jour : l'enseigne a du mal à nouer des liens avec les jeunes générations. D'où le nouveau concept qui voit le jour à Sainte-Geneviève-des-Bois, en mars 2003, sous la houlette de Serge Amiard, alors Président du Directoire. La mise en harmonie avec l'air du temps a-t-elle été assez rapide et vigoureuse ? Certaines initiatives ont-elles été d'une bonne inspiration ? A cette époque, tout explose sur le marché sous l'influence du numérique. Les cartes se redistribuent, les univers anciens et nouveaux se repoussent plus qu'ils ne s'attirent, pour qui ne se métamorphose pas à grande vitesse.

Darty : l'ère de… rien ?

Ce décor date de 2003. En 2016, il est encore visible de-ci de-là.

Darty : l'ère de… rien ?

Printemps 2016 : même décor, dans une grande implantation de l'enseigne, mais qui invite à découvrir la TV 3D... abandonnée depuis déjà à moment, faute de succès.

La véritable bouffée d'air frais n'est finalement arrivée avec l'entrée en lice de Régis Schultz, sous l'impulsion duquel l'enseigne s'est réveillée, mais tard, bien tard, trop tard. Et certaines lacunes n'ont pas été assez estompées, comme la bonne tenue des points de vente, la difficulté pour un client de trouver un interlocuteur, etc. Sans compter la persévérance dans de bien trop petits formats, ce qui, selon nous, n'œuvre pas dans le sens d'une profitabilité optimisée. Alors parler d'échec ? Voilà une formule qu'on n'utilise pas dans certains univers, dont celui du commerce et en particulier celui de l'entreprise. Mais entre la firme puissante, leader, dont on parlait bien au-delà des frontières, et cet aboutissement consistant à s'être fait croquer par un acteur dont on pensait jadis qu'il serait plutôt le dévoré, évoquer un succès n'est probablement pas de circonstance.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- C'est un avis

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