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4K : le vent en poupe, et pourtant...

Alors que la très haute définition prend plus de poids chaque jour dans les ventes des rayons TV, un souffle d'avis divergents se fait sentir à propos de cette évolution des écrans...

Victoire de la technologie ? Absolument pas ou, nuance, pas uniquement. Ce sont bien plus simplement les taux d'équipements qui mènent la danse. Aux US, où la TVHD avait été lancée un peu plus tôt que sur notre sol, 95% des 110 millions de foyers disposent d'au moins un téléviseur en TVHD, donc en 1080p, la vraie, pas la simili de notre TNT. En France, les téléviseurs à ce standard élevé sont moins dominants, mais ils ont quand même conquis une forte implantation dans les foyers depuis plusieurs années, notamment dans les grandes diagonales. C'est donc le classique et inévitable renouvellement qui se produit, et quand un TV de grande taille succède à un... TV de grande taille, il est de plus en plus inévitablement de la catégorie UHD. Oui mais...

Les limites de l'œil s'imposent.

Pourtant, des voix commencent, en particulier de l'autre côté de l'Atlantique, à souligner une sorte d'aberration purement physiologique qui se heurte à une manie typiquement marketing. Si l'image est théoriquement de mieux en mieux définie, la fin de cette histoire apparaît plus floue. Avec du "2160p" au lieu du "1080p", le nombre de pixels à l'écran est bien multiplié par deux. Ce qui, d'ailleurs, une fois les procédures de production réglées, constitue pour la production des écrans une manœuvre industrielle assez simple (bien plus que celle consacrée aux écrans incurvés). Le 8K, selon le même principe, est déjà sur la rampe de lancement. Malheureusement, cette envolée quantitative ne sert qu'à afficher une sorte de montée assez théorique des performances qui n'est pas sans rappeler celles des watts en audio il y a bien longtemps, des mégapixels de la photo, etc.

Il est clair que doubler tous les 8 ans, voire moins, la résolution de l'écran ne correspond pas à une vision (au sens très réel du mot) réellement améliorée du spectacle, si cette montée ne s'accompagne pas d'une progression parallèle du traitement de cette image. Un défi qui ferait entrer l'industrie dans un processus très complexe qui, de plus, s'appuierait sur une inconnue absolue, du fait de l'absence de références originales (réalité de l'image, naturelle ou correspondant à la volonté d'un créateur) comme on peut en reconnaître pour la musique. De plus, la grande majorité des images diffusées sont extrapolées ("up-gradées" selon le vocabulaire usuel) à partir d'images moins définies. Les redéfinir artificiellement et à l'infini n'a aucun sens. L'écran du salon ou des autres pièces est fait pour voir, et surtout pour "revoir". 

De plus, il ne faut surtout jamais oublier que l'œil a aussi ses limites dans son aptitude à discriminer les détails d'une image, rendant les très hautes définitions incompatibles avec les petites diagonales. Or, plus on réduit le taille des pixels sur les grands formats, plus ces derniers deviennent à leur tour incompatibles avec l'œil. Les évolutions théoriques des définitions d'écrans vont jusqu'à 32K dans le cadre des structures techniques actuelles. Devra-t-on un jour fournir un microscope avec chaque téléviseur vendu pour que le chaland puisse voir tous les pixels de son écran du futur ? En fait, la voie est ouverte pour une montée en qualité associant définition et traitement de l'image (la SUHD-TV). Dans ce sens, l'avenir est plus clair... et les argumentaires plus réalistes.

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Tag(s) : #L'info en temps réel, #- Téléviseurs-écrans-vidéo
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